Harcèlement, Guy Jimenes

har

Résumé :

Valentin est seul.
Seul dans un collège où aucun professeur, aucun éducateur ne s’est aperçu de sa souffrance.
Seul dans une classe où tous les élèves savent, mais ne disent rien.
Seul face à la violence sournoise de celui qui aurait pu être un ami…
Comment se défendre alors, quand on a perdu tout espoir, comment s’en sortir quand on a perdu le goût de vivre? (Editions Oskar 2011)

Mon avis :

C’est une expérience particulière que je vous livre aujourd’hui. Ce roman, avec un titre plus que révélateur, nous plonge dans une ambiance qui ne laissera de marbre aucun lecteur. En effet, on est plongé dans la rentrée de Valentin, un adolescent passionné de musique et surtout de blues, et ses nouvelles rencontres avec des élèves du collège. Au début, Valentin est très enthousiaste et raconte à ses parents ses premiers jours de cours. Chaque chapitre offre simultanément la version d’élèves, des professeurs, et de Valentin. C’est en constatant le gros écart entre ces versions que ce roman nous fait entrer dans un moment de malaise, un peu gênant. Celui où, grâce au titre et aux autres versions, la rentrée de Valentin n’est pas aussi banale qu’il le croit. Et c’est en lisant ses élans d’enthousiasme alors que l’on SAIT pertinemment qu’il se trompe, que ce roman nous met mal à l’aise. Nous, lecteurs, avons compris ce qu’il se passe, mais Valentin non. C’est pourquoi les débuts ont été difficile pour moi. J’ai eu du mal à faire la part des choses, et je trouvais ce quiproquo très gênant car j’avais de la peine pour Valentin qui se berçait d’illusions. Mais on se rend compte au fil de la lecture que Valentin, malgré ce qu’il subit, est d’une force incroyable. Et on termine cette histoire tellement soulagée qu’elle nous laisse une trace indélébile et agréable dans nos esprits. C’est donc un avis très positif que je donne aujourd’hui sur ce roman. C’est intéressant d’aborder le harcèlement à travers le regard de la victime mais aussi des bourreaux, des spectateurs, des professeurs, du chef d’établissement en les écoutant se confier à une psychologue dont on ne connait pas l’identité et dont on ne connait pas la raison de sa venue dans l’établissement. Le sujet est très bien traité et explique en quoi le bourreaux n’est pas seulement celui qui donne les coup, et que la victime n’est pas seulement celle qui les reçoit. En un mot, un roman à remettre entre toutes les mains.

Les petits + de la doc : 

Harcèlement convient dès le cycle 3 (10ans). Même si certains faits sont violents ou d’une grande injustice, la leçon qui en découle peut être comprise par de jeunes lecteurs. Chers collègues, n’hésitez plus à proposer ce roman. Ne pas hésiter à étudier en lien avec l’EMC évidemment pour lutter contre la violence à l’école et sensibiliser les élèves à la tolérance et l’entraide.

A savoir :

Retrouvez-moi sur Facebook avec des petites anecdotes et tous les articles !

Ma note :  17/20

Publicités

Chacun voit Mehdi à sa porte, Jean-Hugues Oppel

9782748513431.jpg

Résumé :

Mais où est passé Mehdi ? Simon cherche son fils dans les allées du camping Les Cigales. Un vacancier a vu le garçon sur le terrain de pétanque, un autre devant le marchand de glaces, un autre encore près des balançoires… Mehdi semble être partout et nulle part. (Editions Syros 2013)

Mon avis :

Ce « mini polar » de l’édition Syros propose une histoire qui sert à vaincre certains stéréotypes, et notamment celui que subissent certaines populations quant à leur origine ou couleur de peau. En effet, Simon cherche son fils, on va suivre l’enquête de sa disparition tout au long de ce petit roman très court. Il pose donc des questions à toutes les personnes qu’il croise. Mais on comprend vite que la question posée, n’étant pas « Je cherche Paul », ou « Je cherche Mathieu », mais bel et bien « Je cherche Mehdi », influence la réponse des passants… Oui, car c’est bel et bien le prénom de son fils, mais qu’il demande si quelqu’un a vu Mehdi, Mohammed ou encore Rachid ne change rien au cours des choses, et chaque personne ayant vu (ou cru voir!) son fils Mehdi, va le guider dans un chemin inattendu, avec une belle morale qui consiste à briser les stéréotypes que subissent certaines populations, s’apparentant malheureusement à du racisme… A chaque fois que Simon se rend à l’endroit où on lui a indiqué avoir vu Mehdi, il n’y est pas. Le docteur Boubacar va le mettre sur la bonne piste en lui faisant comprendre que les personnes interrogées n’ont peut être pas vu Mehdi, mais bel est bien l’image qu’ils se font de Mehdi. On est plus dans le suspense que dans le véritable polar, mais très bien écrit pour les élèves.

Les petits + de la doc : 

Chacun voit Mehdi à sa porte convient dès le cycle 2 et jusqu’au collège. Même s’il y a une grande dimension d’implicite qui fait se questionner les plus grands sur le racisme, ce roman est très agréable à lire et le suspense et le format nous font dévorer ce livre d’une traite, même pour les plus jeunes. Chers collègues, n’hésitez plus à proposer ce roman. Il est très court donc facile à lire pour les élèves et exploitable en lien avec l’EMC sur la tolérance.

A savoir :

  • Fiche de lecture proposée par Syros.
  • Lecture audio du livre en 3 niveaux de difficulté : ici.
  • Tout petit prix (moins de 5€)
  • Des idées d’activités pédagogiques pour éduquer contre le racisme, proposées par le Canopé.

Retrouvez-moi sur Facebook avec des petites anecdotes et tous les articles !

Ma note :  17/20

Hunger Games Tome 1, Suzanne Collins

Résumé :

Les Jeux de la Faim ; 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ?
Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l’épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an.
Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé…
Les alliances se font et se défont et Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l’antenne. Calcul? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim… (Editions Pocket Jeunesse 2009)

Mon avis :

Agréablement surprise par ce best-seller ! Les ados l’adorent et j’ai pu comprendre pourquoi… D’une part c’est incroyable comme on s’identifie à l’héroïne ! Sa rébellion envers des jeux plus cruels que justes nous touche au point qu’à chaque page on a peur de ce qui va arriver. On ne peut que se demander si à sa place on ferait preuve de tant de courage ! Car il n’est question dans ce roman que de survie, ce qui paraît invraisemblable pour une ados si jeune et si fragile. En ce qui concerne l’univers, même si ce thème de mettre des vies en spectacle est déjà vu et peu croyable dans la vraie vie, on rentre parfaitement dans ce dilemme que vivent ces familles chaque année. De plus il pose question de l’utilité de ces télé-réalités de l’extrême et surtout de la manipulation des médias corrompus, ce qui peut être intéressant pour les jeunes à l’heure actuelle. Les péripéties, aussi impressionnantes soient-elles, sont si bien décrites qu’on les croirait vraisemblables. Malgré une couverture qui donne l’impression d’un roman fantastique à souhait, avec peu de réalisme, c’est tout le contraire que l’on aperçoit entre les lignes. On ne veut pas croire à tant d’atrocité mais on vit cependant l’angoisse et l’effroi au même titre que les héros. Voilà ce qui m’a plu dans ce roman, le florilège d’émotions qui nous traversent du début à la fin (et je n’ai lu que le tome 1 pour l’instant!!). Je ne regrette absolument pas ma lecture et la conseille à tous les amoureux de suspense ! Des aventures surprenantes et toujours plus impressionnantes les unes les autres, sans oublier la peur, mais aussi l’amour et l’amitié, qui nous font passer de supers moments de lecture (bien trop court, malheureusement!)…

Les petits + de la doc : 

Hunger games convient dès le collège. Il plaira aux amoureux d’aventures, de suspense, mais aussi de sincérité et de courage. Il peut également illustrer une critique de la télé-réalité et de la censure ou corruption des médias. Chers collègues, n’hésitez plus à le proposer en rayons, certains petits lecteurs vous surprendront à lire ce gros pavé passionnant !

A savoir :

Retrouvez-moi sur Facebook avec des petites anecdotes et tous les articles !

Ma note :  19/20

Gramm-O-L’eau

Règle du jeu 

But du jeu : Résoudre les exercices de grammaire pour faire un maximum de points et libérer les machines à eau (pour débloquer tous les niveaux). Le lien du jeu.

  • Complétez des phrases à trou
  • Trouvez la bonne terminaison
  • Classez les mots par famille…

Mon avis :

Voilà une bonne façon de faire de la grammaire en s’amusant ! Ce jeu propose à la fois les leçons qui expliquent les règles de grammaire que l’élève pourra ensuite exploiter à travers divers type de jeu (textes à trou, test de rapidité, etc), mais aussi des exercices ludiques avec un but : gagner le plus d’eau possible pour faire fonctionner toutes les machines. Pour motiver les élèves, le jeu propose un système de points avec un tableau d’honneur. Les élèves peuvent d’ailleurs suivre leur évolution s’ils s’identifient en rentrant une adresse mail. Les élèves pourront travailler les noms et articles, adjectifs, verbes, le vocabulaire, le singulier/pluriel, etc… Il est aussi possible de s’inscrire en équipe, ce qui peut motiver les élèves en jouant en groupe, avec une inscription de 10 membres par équipe maximum. Chaque exercice réussi permet aux machines de libérer de l’eau (sous forme liquide, solide ou gazeuse), permettant de débloquer d’autres machines pour ainsi faire d’autres exercices et gagner encore plus de points. Les élèves peuvent regarder les règles de grammaire à tout moment sans être pénalisés. Trois niveaux de difficulté sont disponibles pour chaque exercice, permettant à l’élève de ne jamais se lasser du jeu. De plus, dès qu’un élève fait une erreur il est corrigé de manière positive avec des exemples à l’appui.

Les petits + de la doc : 

Gramm-O-L’eau convient dès la primaire pour la découverte de certaines règles puis le collège pour un perfectionnement. Ne pas hésiter à faire des équipes pour motiver les élèves. Chers collègues, un bilan personnel est également proposé pour que l’élève se rende compte de sa progression ou encore pour que l’enseignant tienne compte de ses difficultés ou des points à revoir.

A savoir :

  • Durée d’une partie : 5min.
  • Le fonctionnement en machines à vapeur, à eau permet d’aborder les sciences en ouverture.
  • Possibilité de l’exploiter en FLE.
  • Créé au Canada, il suit le programme Ontarien.

Retrouvez-moi sur Facebook avec des petites anecdotes et tous les articles !

Ma note :  16/20

Contra viento y marea

Règle du jeu 

But du jeu : Se mettre dans la peau d’un réfugié et prendre conscience de sa condition de vie. Le lien du jeu.

  • La guerre : interrogatoire, s’équiper pour s’enfuir, traverser la ville, prendre les bonnes décisions.
  • Dans le pays voisin : trouver un lieu sûr, se faire aider par un traducteur, reconnaître un réfugié d’un immigré, aller à l’école.
  • Une nouvelle vie : trouver un travail, faire les courses…

Mon avis :

Proposé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, ce jeu sérieux, à la démarche a priori surprenante, est incroyablement riche en ressources à travers articles ou témoignages, et semble pouvoir convenir amplement aux élèves (à condition de les accompagner dans leur découverte). A travers une progression logique du parcours d’un réfugié qui vit la guerre et la répression, l’élève va découvrir la fuite, mais aussi la peur et l’injustice auxquelles ils sont confrontés. En langue espagnole, ce jeu propose bien plus qu’un simple apport en vocabulaire, il offre une réel panorama d’un sujet autant d’actualité qu’est la vie des réfugiés, de leur fuite à leur réintégration dans un nouveau pays. Les notions comme « espacios e intercambios » et « Lugares y formas del poder » sont abordées, pour parfaire les connaissances des élèves sur l’exil, l’immigration, l’oppression…

Les petits + de la doc : 

Contra viento y marea convient à des adolescents de 13 à 17ans, car la mise en situation est tellement réaliste que le joueur, s’il se trompe ou fait de mauvaises rencontres, se voit violenté ou emprisonné. Un guide pour le professeur est mis à disposition avec d’autres ressources comme des témoignages, des vidéos, des sites internet, des articles, etc, qui vont correspondre à plusieurs pays et époques ayant subit des conflits qui ont poussé les habitants à fuir. La rubrique « in-formáte » propose également aux élèves toutes ces ressources pour comprendre leur avancée dans le jeu. A savoir que ce jeu ne nécessite par nécessairement d’identification par adresse mail, les élèves peuvent jouer sans s’enregistrer. L’enregistrement permet une mémorisation et un enregistrement de la partie  en cours. Chers collègues, je vous invite à essayer ce jeu pour vous rendre compte du potentiel des ressources proposées.

A savoir :

  • Durée d’un parcours : 30 min.
  • Guide du professeur.
  • Rubrique pour les élèves « in-formàte ».
  • Site officiel du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.
  • Le jeu à l’origine espagnol, est cependant proposé en plusieurs langues : de l’anglais en passant par l’allemand, le russe ou encore le norvégien, ou le suédois.

Retrouvez-moi sur Facebook avec des petites anecdotes et tous les articles !

Ma note :  17/20

Jean de la Fontaine en bandes dessinées, Petit à Petit

Résumé :

Écrites par Jean de la Fontaine au XVIIème, voici 17 de ses fables, représentatives de son immense talent de conteur, mises en images par de jeunes scénaristes et dessinateurs de bandes dessinées. Le loup et le chien, La chauve souris et les deux belettes, Le lion et le moucheron, Le corbeau voulant imiter l’aigle, La chatte métamorphosée en femme, Le cheval s’étant voulu venger du cerf, Le lièvre et la tortue, Le charretier embourbé, Le chat, la belette et le petit lapin, La tortue et les deux canards, Le loup et le renard, Le vieillard et les trois jeunes hommes, Les animaux malades de la peste, Les deux coqs, Le lion et le rat, Conseil tenu par les rats, Le cochon, la chèvre et le mouton. Une manière originale de (re)découvrir le texte intégral de chaque fable. (Editions Petit à Petit 2011)

Mon avis :

Amateurs de bandes dessinées, trouvez ici un grand classique de la littérature revisité à votre goûts : Les fable de la Fontaine. A travers le talent et le style de plusieurs dessinateurs, les fables en texte intégral sont revisitées par le dessin. Certains sont plus que fidèles au texte, et d’autres en offrent un modernisation étonnante. Le plus extraordinaire, c’est qu’un texte sorti tout droit du XVIIème siècle, qui paraît quelque fois rude à la compréhension, prend tout son sens grâce à l’illustration. Des dessinateurs comme L. Houssin, C. Riffard, V. Pfeiffer, O. Desvaux, Bloop, Raphaël, ou encore S. Amouroux et bien d’autres redonnent vie à ces fables d’antan. Chaque interprétation est sublime, et les traits pastels, flamboyants, sombres ou encore excentriques sont mis à l’honneur grâce à plusieurs techniques propres aux dessinateurs comme la gouache, le pastel, la peinture, ou encore des images plus informatisées. Toujours est-il que l’on passe un excellent moment de lecture et de (re)découverte de ces fables qui ont jalonné notre enfance. Et petit bonus de l’édition, la biographie entière de Jean de la Fontaine est proposée, en petits paragraphes, entre chaque fable, de sa naissance jusqu’à sa mort en passant par les étapes les plus importantes de sa vie.

Les petits + de la doc : 

Il serait intéressant, dans un travail sur la réécriture ou l’illustration, de voir comment l’illustration donne tout son sens au texte. Ici dans les bulles, le texte de la Fontaine est conservé intégralement, mais c’est incroyable comme un scénario moderne lui redonne tout son sens ! Chers collègues, n’hésitez pas à proposer cette BD au CDI, c’est un bon moyen de familiariser les élèves avec l’univers de Jean de la Fontaine, et surtout ce pourrait être une approche plus attractive pour les élèves d’aborder un texte au vocabulaire du XVIIème siècle.

A savoir :

  • Il existe aussi en littérature : Victor Hugo en BD, Honoré de Balzac en BD, Jacques Prévert en BD, et encore Flaubert, Maupassant, Ronsard, Jules Verne, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud…
  • Mais aussi des adaptations de contes : Contes des Indes en BD, Contes Yiddish en BD, Contes Africains en BD, Contes Arabes en BD, Tibétins, Amérindiens…
  • Quelques fiches pédagogiques : Le loup et le chien, Le lièvre et la tortue.
  • Des vidéos ludiques des fables pour les enfants.

Retrouvez-moi sur Facebook avec des petites anecdotes et tous les articles !

Ma note :  18/20

Stop la violence !

Règle du jeu 

But du jeu : Résoudre les enquêtes à travers des témoignages et des indices. Le lien du jeu.

  • Trouvez des indices
  • Interrogez les élèves
  • Résolvez les 3 enquêtes concernant harcèlement (racket, moqueries…)

Mon avis :

Ce jeu sérieux, soutenu par l’Education nationale et le Canopé, propose aux élèves d’enquêter sur des faits de violence dans un collège. Trois adolescents souffrent de moqueries et vous devez comprendre pourquoi. Des vidéos et des témoignages d’élèves expliquent les faits. En superposant les indices et les témoignages, il sera donc possible de comprendre l’origine du problème et d’en trouver des solutions. Racket, exclusion, rumeurs; discriminations sont autant de phénomènes auxquels les élèves peuvent être confrontés et doivent en connaître les solutions. Avec cette prise de conscience que peut apporter le jeu, les parents où les professeurs, en proposant cette immersion dans la peau d’un élève harcelé, peuvent lutter contre le décrochage scolaire ou l’absentéisme. Ainsi l’élève prend conscience qu’il existe des moyens pour agir ou réagir à différentes situations de violence, et prendre conscience qu’être témoin d’une violence sans rien dire peut avoir de lourdes conséquences.

Les petits + de la doc : 

Stop la violence ! convient à des adolescents de 11 à 17 ans environ. Il propose un accès au jeu sans identification, et à chaque enquête résolue il propose une synthèse des gestes à adopter ou des choses à faire si on est témoin d’un cas similaires (les numéros de téléphone, les personnes ressource à contacter…). Chers collègues, ce jeu peut être utilisé lors d’une séance d’EMC et plus particulièrement sur le harcèlement. L’élève est acteur de son apprentissage puisqu’il enquête et relève lui-même les signes avant-coureurs au harcèlement. Au CDI, vous pouvez autoriser les élèves à jouer sur ce jeu interactif très fiable.

A savoir :

Retrouvez-moi sur Facebook avec des petites anecdotes et tous les articles !

Sans titre3

Ma note :  19/20

Les petites reines, Clémentine Beauvais

Résumé :

À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres !!! Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie, vraiment. (Editions Sarbacane 2015)

Mon avis :

Une idée plutôt innovante : mettre à l’honneur les trois filles décrétées « boudins de l’année » du lycée de Bourg-en-Bresse à travers leur épopée abracadabrantesque vers la capitale.  Elles vont se retrouver en Une de tous les journaux, mais pas pour leur physique hors-norme… Mireille, qui fait partie du podium depuis la troisième année consécutive se voit perdre deux places et passe de « boudin d’or » à « boudin de bronze ». Mais qui sont celles qui l’ont dépassée ? Comment vivent-elles cet absurde concours ? Mireille elle, c’est avec énormément d’humour et d’auto-dérision qu’elle prend la chose. Mieux, ce concours lui donne des ailes… Ce qui me plait particulièrement dans ce roman, c’est qu’en lisant la quatrième de couverture on est profondément outré de cette méchanceté gratuite de la part de Malo, l’organisateur du concours de « boudins » sur Facebook, mais dès les premières pages on est plongé dans un univers d’humour (à m’en faire éclater de rire), puis ensuite on est pris en affection pour ces trois adolescentes à qui on ne fait pas de cadeau, donc vient la compassion, pour amener la rébellion et le soutien qu’on leur porte en suivant leurs aventures, qui se transforme en joie, en fierté, mais apparaît aussi la peur quelque fois, le dégoût (pour les actes de malveillance dont on leur fait preuve), et enfin le bonheur, simplement. C’est le premier roman qui me fait vivre autant d’émotion en si peu de temps… J’ai adoré la bonne humeur de Mireille et surtout la belle revanche qu’elles ont prise, un bon moment de plaisir !

Les petits + de la doc : 

Les petites reines convient dès le collège à mon sens, car même si Mireille est une grande philosophe et poète, elle reste une adolescente qui confie ses doutes et ses émotions, donc compréhensible pour les collégiens. Il permet d’aborder la différence mais aussi l’acceptation de soi quand on est entre adolescents. Chers collègues, n’hésitez plus, les élèves vont adorer, de l’aventure, de l’humour, de l’amour, beaucoup de remise en question et de bonne humeur. Un florilège d’émotion pour une fin qui nous fait du bien !

A savoir :

  • Voici la Bande-son qui accompagne le roman !
  • Les droits d’adaptation cinématographique ont été vendus à Lionceau Film
  • L’adaptation théâtrale, mise en scène par Justine Heynemann, débutera en 2017.
  • Présentation du roman en Vidéo sur France 2.

 A obtenu : Prix meilleur livre jeunesse de 2015 par le magazine Lire, Prix Sorcières 2016, Prix Libr’Anous ados 2015, Prix Millepages, Prix NRP, Nominé Prix des Incorruptibles 2017, Liste d’honneur IBBY International 2015, représentant la France dans la catégorie ‘Ecriture’.

Retrouvez-moi sur Facebook avec des petites anecdotes et tous les articles !

Ma note :  18/20

Le complexe de l’ornithorynque, Jo Hoestlandt

Résumé :

À chaque fois que je suis tentée par le divin, je bute sur les ornithorynques. Qui ont vraiment une tronche de puzzle raté. Parfois, je me sens indulgente et j’explique le cas de l’ornithorynque par un coup de fatigue du Créateur. D’autres fois, il me crève les yeux que tout est affaire de hasard, et que l’ornithorynque en paie le lourd tribut. Mais souvent, je suis tentée de penser: l’ornithorynque… et moi! Parce que je ne suis pas loin de me sentir aussi bizarre que lui, même si ça ne se voit pas de façon totalement évidente.

Philémon intrigue beaucoup sa voisine Carla qui est l’amie de Rose qui rêve d’Aurélien qui croit aimer les garçons. Chacun se frôle, se dévoile, se ment. Chacun se cherche, se cogne, se blesse.
Heureusement, les ornithorynque ont la peau dure… (Editions Milan 2007)

Mon avis :

Je suis tombée par hasard sur ce roman au titre intrigant et je me suis laissée tenter. J’ai tout simplement adoré. Même si on se demande ce que l’évocation d’un ornithorynque vient faire là, on se rend finalement compte qu’il s’agit d’un recueil d’émotions éprouvées par de jeunes adolescents en quête d’amour. On retrouve bien sûr l’image du complexe de l’ornithorynque qui fait écho au complexe du homard que Françoise Dolto avait créé pour évoquer la crise d’adolescence : quand l’ado se défait lentement de sa carapace d’enfant pour devenir un adulte, cette période où il est vulnérable. C’est donc à travers leurs peines et leurs doutes que les 4 narrateurs s’expriment au fil de ce roman : Rose une adolescente handicapée, éperdument amoureuse d’Aurélien, qui lui-même éprouve des doutes sur son orientation sexuelle. Carla qui flashe sur son voisin qu’elle observe de sa fenêtre, Pierre, barman qui lui-même est passionné de photographie et décide de faire poser une étrange jeune femme rencontrée sur son lieu de travail. Malgré des histoires d’amour qui n’aboutissent pas entièrement, et pas énormément d’actions, on est envoûtés par ces émotions enfouies qui se révèlent au fil de l’oeuvre. Un gros coup de coeur pour ce roman aussi touchant que réaliste, qui dévoile l’intimité de jeunes adolescents qu’on a parfois du mal à comprendre…

Les petits + de la doc : 

Le complexe de l’ornithorynque convient dès le collège. Il aborde des thèmes importants comme la construction et l’acceptation de soi pour un adolescent, mais aussi l’amour, l’amitié, le handicap, l’homosexualité… Chers collègues, n’hésitez pas à découvrir cette auteur française avec son roman qui fera écho aux adolescents et à leurs doutes les plus intimes.

A savoir :

Ma note :  18/20

Ma réputation, Gaël Aymon

Résumé :

Laura, 15 ans, préfère la compagnie des garçons, celle de Jimmy, Sofiane et Théo. Les mimiques travaillées, les soirées filles, c’est pas trop son truc. Mais lorsqu’elle repousse les avances de Sofiane, ses amis lui tournent le dos et Laura se retrouve isolée et vulnérable. Seule en cours, seule au self, seule dans les couloirs. Les pires ragots circulent à son sujet sur les réseaux sociaux, la rumeur enfle et l’isolement de Laura grandit. Jusqu’à sa rencontre avec Joséphine, élève solitaire et marginale comme elle, qui va l’aider à relever la tête et à dénoncer le harcèlement dont elle est victime. (Editions Acte Sud Junior 2013)

Mon avis :

Je l’ai dévoré en une petite heure. On s’accroche très vite à Laura qui se confie simplement sur les épisodes de son quotidien, et surtout depuis qu’un garçon de sa bande de copain a tenté de l’embrasser. Elle, la fille cool et décontractée qui ne traîne qu’avec des garçons car elle ne supporte pas les filles, elle qui se sent trahie qu’il ait pu s’imaginer quelque chose. Est-ce que sa relation avec la bande va changer après cet incident ? Malheureusement elle va le constater très vite, en étant incapable de réagir, de se défendre… Tous les jeunes devraient prendre une petite heure pour lire ce court roman, ne serait-ce que pour comprendre le mal que certains actes, qui passent a priori pour des bêtises d’adolescents, peuvent avoir de graves conséquences. A LIRE !

Les petits + de la doc : 

Ma réputation est un très très court roman de moins de 100 pages qui se lit très vite et surtout qui peut toucher n’importe quel élève qui saura se reconnaître dans cette voix d’adolescente. Ce roman n’est pas à prendre comme moralisateur contre le harcèlement scolaire, mais comme témoignage fort et touchant d’une ado comme les autres qui doit vivre des choses qui la dépassent. Chers collègues, pour aborder le thème du harcèlement scolaire, ce court roman peut faire ouvrir les yeux sur certaines pratiques qui peuvent faire beaucoup de dégâts dans une tête d’adolescent (dangers d’internet, des rumeurs…).

A savoir :

 A obtenu le Prix gr’aisne de critique en 2015, le Prix de la ville Cherbourg-Octeville en 2015

Ma note :  19/20