Nuit blanche au lycée, Fabien Clavel

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Résumé :

Je m’appelle Lana, Lana Blum.
D’accord, je ne suis pas un ange mais ce n’est pas une raison pour me coller le samedi après-midi au lycée ! Le proviseur, lui, a trouvé que si.
Ce n’est pas grave, car Jérémie avec qui je vais passer un week-end en amoureux m’a rejointe.
Nous avons échangé un baiser fougueux avant d’entendre un bruit bizarre. Dans le couloir il y avait un type en treillis, une arme de gros calibre à la main… (Edition Rageot 2013)

Mon avis :

Une ado rebelle bloquée au lycée un samedi après-midi à devoir décoller les chewing-gum des tables de la permanence, voici le programme de Lana. Mais elle compte bien passer un super week-end avec son petit-ami qui la rejoint pour l’aider et ne pas louper leur concert le soir même. Mais leur destin va croiser celui d’un groupe de militaires appartenant à une boîte privée de sécurité ressemblant plutôt à des terroristes, bien décidé à laisser une trace de leur passage dans le lycée… Un suspens haletant qui fait terriblement écho aux événements qui se sont passés à Paris cette année. On découvre l’organisation sans faille de ce groupe terroriste au plan millimétré, qui n’avait cependant pas prévu que des élèves se trouveraient dans l’établissement à ce moment là. Lana et son petit-copain Jérémie ne sont pourtant pas les seuls otages que les terroristes vont devoir maîtriser : la concierge, l’homme de ménage, le proviseur, un autre élève collé et un prof de sport…sont autant de personnes qu’il faudra tenir écartées de leur plan. Nous sommes plongés dans l’ambiance angoissante d’une prise d’otage avec coups et insultes… Mais c’est sans compter sur le courage sans faille de Lana qui doit subir les coups d’un des membres qui lui en veut personnellement à cause de sa couleur de peau légèrement mate, mais qui ne se laissera pas faire et tentera tout pour avertir la police. Impossible de lâcher ce roman avant d’en connaître le dénouement. J’ai du le lire d’une traite une bonne partie de la nuit avant de pouvoir tourner la dernière page. Mais sans regret. Lana va-t-elle parvenir à s’enfuir du lycée ? Vous le découvrirez en lisant ce roman.

Les petits + de la doc : 

Nuit blanche au lycée est à lire à partir de 13 ans. Certaines paroles des terroristes sont violentes mais nous donne un aperçu de comment peut-être attisé la haine envers les musulmans. En effet, ce groupe terroriste est en réalité un groupe néo nazis (on le sait très tôt dans le roman), qui va faire passer leur attentat pour un acte réalisé par des musulmans en inscrivant des mots en arabe sur les murs. Chers collègues, ce roman est absolument chronophage. Il m’a été impossible de le lâcher avant de l’avoir terminé. Un thème d’actualité qui fait réfléchir. Et une belle histoire d’amour d’adolescents que des événements tragiques ont rapproché. A lire !

A savoir :

  • Le premier roman : Décollage immédiat (mai 2012), propose d’autres aventures de Lana Blum, mais il est possible de lire Nuit blanche au lycée sans avoir lu le premier tome. Quelques références sont citées mais rien qui soit nécessaire à la compréhension de l’intrigue.
  • Guide Vigilance attentat : les bons réflexes, proposé par l’éducation nationale.

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Ma note :  19/20

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Max, Sarah Cohen-Scali

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Résumé :

« 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Führer. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans Loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler! »

Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn » initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich. (Scripto 2012)

Mon avis :

C’est avec tristesse et amertume que je quitte Max et son histoire abominable. Je savais que j’allais être confrontée à quelque chose d’horrible, mais je ne pensais pas éprouver une telle affection pour un être si cruel, enfin qui est censé le devenir ! Car en effet, ce programme qui consiste à créer de toute pièce des Aryens « parfaits », a bel et bien existé. C’est là aussi l’énorme point positif de ce roman, c’est qu’il nous raconte quelque chose de réel, d’invraisemblable, avec des mots crus, des scènes barbares, mais qui se sont passées. Il dépeint l’Histoire, telle qu’elle s’est réalisée, avec des personnages qui ont existé, sans rien changer à cette période de guerre, en la relatant telle qu’elle s’est déroulée, aussi injuste que triste. Max, un enfant façonné dans un « moule à Aryen » dès sa naissance, doit apprendre à se battre, à haïr les juifs, à aimer la violence, à penser nazi, à vivre nazi, à être un nazi. Selon lui, il n’a qu’une mère, l’Allemagne, et qu’un père, le Führer ! A part que le cœur qui bat dans la poitrine de ce petit garçon est vivant et non robotisé, que sa tête bien faite (même si ses yeux sont bleus et ses cheveux blonds) est une tête qui pense, et que son corps, qui se veut si fort et robuste, souffre de douleurs quand survient l’abandon… Tant de sentiments contradictoires à ceux d’un nazi intraitable. Comment Max, l’avenir de la patrie allemande, va-t-il faire pour tenir son rôle de premier bébé créé par les nazis dans un lebensborn ? Même si nous connaissons l’issue de cette 2nde Guerre Mondiale, comment ce programme va-t-il évoluer après la défaite des allemands ? Que deviendront ces milliers de bébés ? Même si des questions restent aujourd’hui sans réponse, c’est avec Max que nous pouvons lever le voile sur tout un tas de points noirs de l’Histoire, mis à la lumière du jour grâce à l’incroyable Sarah Cohen-Scali qui a su dépeindre, de manière touchante, des faits d’une cruauté imparable. Il se veut à la fois touchant et choquant. Un cocktail détonnant impossible à lâcher.

Les petits + de la doc : 

Max est un roman assez dur, qui pourrait choquer les plus jeunes. A ne conseiller qu’à partir de la 4ème à mon sens car il comporte des scènes de viols ou d’assassinat choquantes. Chers collègues, ce roman est absolument génial et reflète avec force et exactitude les barbaries des nazis lors de la seconde Guerre Mondiale. Même si les faits relatés sont d’une violence extrême et que le comportement nazi fut un des épisodes les plus déplorables de l’Histoire ; le fait que ce soit un enfant nazi qui raconte donne une ambiance d’objectivité de l’auteur, qui donne à voir un peuple plus aveuglé par un régent charismatique plutôt qu’animé par la cruauté. A lire, à conseiller, à étudier, pour illustrer cette Guerre, les génocides et la xénophobie.

A savoir :

 A obtenu : Prix des Dévoreurs de livres 2014, pour les collégiens de 3ème ; Prix Passages 2014 ; Prix Tatoulu Noir 2014 ; Prix Sorcières 2013, catégorie Romans Ado ; Prix jeunesse des libraires du Québec, 2013.

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Ma note :  20/20

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Tome 1, R. Ransom & C. Jean

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Résumé :

L’avenir de Jacob semble déjà tout tracé : une vie confortable et paisible, sans histoires. Du moins jusqu’à ce que son grand-père Abe, dont il est particulièrement proche, soit assassiné dans des circonstances atroces. Pour son malheur, Jacob a eu le temps d’entrevoir le meurtrier, une créature de cauchemar… Et si te vieil homme, dont tout le monde pensait qu’il divaguait, avait dit vrai ? Et si l’île peuplée d’enfants particuliers sur laquelle il disait s’être mis à l’abri pendant la guerre existait vraiment ? Et si des monstres vivaient vraiment cachés au milieu des humains ? (BD Kids 2014)

Mon avis :

Qui n’a pas vu passer le roman Miss Peregrine et les enfants particuliers en tête de gondole dans les grandes librairies ? Connaissiez-vous la BD ? Moi pas jusqu’à maintenant. Et pourtant. Elle m’a permis de jeter tous mes a priori sur ce roman qui me semblait bien sombre et « spécial ». En effet, quand j’ai vu l’effervescence autour du roman, je m’y suis intéressée. C’est en le feuilletant qu’une étrange sensation me parcourait. « Je n’avais pas envie de le lire ». Les photos bizarres, un résumé ambigu, une ambiance sombre…ce sont tant de raisons qui m’ont fait reposer ce livre en me disant que non, malheureusement je ne pourrai pas lire ce roman que l’on m’avait tant conseillé. Mais après plusieurs semaines, j’ai trouvé par hasard dans les rayons l’adaptation en bande dessinée de ce roman qui ne me faisait pas vraiment envie. Etant une adepte de la bande dessinée, je me suis dit que si ce best-seller avait encore une chance d’être lu par moi, ce serait en BD. Victoire ! Je viens de le terminer et je ne le regrette pas ! En effet les photos sont spéciales, l’ambiance est quelle que peu ambiguë mais c’est ce qui fait le charme de cette histoire particulière. Cette bande dessinée m’a donné envie de lire le roman qui jusqu’alors me paraissait inaccessible. L’histoire est prenante et on a envie de se plonger dans ce monde où le temps s’arrête, où chaque enfant est riche de sa particularité, ce qui en fait sa force. Deux mondes se superposent alors, celui de la réalité absolument banale d’un monde morne et sans particularité, à celui d’un monde merveilleux, aux étranges pouvoirs hors du temps. On suit l’épopée d’un jeune garçon qui en apprend un peu plus sur son grand-père après sa mort, qu’il croyait fou et sénile, pour découvrir des secrets qu’il n’aurait jamais imaginé.

Les petits + de la doc : 

La bande dessinée Miss Peregrine et les enfants particuliers est un superbe moment de plaisir à la lecture. Je ne sais pas si elle est une fidèle adaptation du roman mais ce que j’en sais c’est qu’elle m’a fait chasser tous les a priori du roman que je trouvais glauque et peu attrayant. Chers collègues, n’hésitez pas à proposer cette BD au CDI, c’est un bon moyen de donner envie aux élèves de découvrir des best-seller de la littérature jeunesse, même à ceux qui seraient réticents face au gros pavé que constitue la version roman, et surtout pour chasser tous les a priori.

A savoir :

 Le roman a obtenu : Grand prix de l’imaginaire, Romans jeunesse, 2015

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Ma note :  19/20

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, Nathalie Stragier

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Résumé :

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous…
…Parce que pour elle, votre monde ressemble au Moyen Age.

…Parce qu’elle sera envahissante, agaçante, imprévisible.

…Mais surtout, parce qu’elle détient
un secret terrible. Et c’est à vous qu’elle va le confier. (Editions Syros 2016)

Mon avis :

Un bon moment de plaisir à la lecture de cette comédie surprenante ! Je me suis lancée dans cette lecture avec quelques a priori quant au thème : une fille qui revient du futur, ouais, est-ce que je vais réussir à me prendre au jeu ? Et bien finalement, on s’attache tellement aux deux adolescentes et à leur quotidien pour « brouiller les pistes », qu’on en oublierait presque que c’est invraisemblable (enfin, je crois?). Andréa qui mène une existence paisible avec des envies de voyages et d’indépendance, face à Pénélope, une adolescente décalée qui amène tous les regards sur elle ; un beau duo pour des aventures surprenantes ! Les deux points de vue des adolescentes (une née en 2171 et l’autre vivant en 2019) est un bon moyen d’établir avec humour une critique de certains points négatifs de notre société actuelle, et surtout l’absurdité des résolutions prises dans le futur, mêlant utopie et contre-utopie avec finesse. Ce qui est génial dans cette histoire, c’est qu’elle se passe en 2019 (déjà le futur donc pour nous), et qu’une élève du futur (de 2187 cette fois), s’y rend pour une épreuve du bac ; donc en plus d’expliquer comment la Terre se porte au XXIIème siècle, on apprend des événements qui se sont passés entre 2016 et 2019, enfin qui vont se passer, puisque l’époque de narration est en 2019 qui aura été une année déterminante dans l’Histoire du monde entier (tout le monde me suit bien, évidemment!). C’était, j’imagine, une difficulté en plus pour Nathalie Stragier de ne pas s’embrouiller dans toutes ces époques… On peut quand même dire que ce roman se divise en deux parties clairement distinctes : avec une première partie plus rigolote, et une seconde partie plus angoissante ! Mais l’auteur a vraiment trouvé de superbes anecdotes pour justifier ce jeu avec le présent et le futur et j’ai adoré les clins d’œil à notre histoire que l’on connaît si bien et avec laquelle elle s’est amusé tout au long du roman ! En bref, un roman que je conseille, avec de l’humour, de l’amour comme il faut, du suspens et de la folie féministe à outrance, un régal !!

Les petits + de la doc : 

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous convient dès le collège. Et si vous aimez l’Histoire (avec un grand H), vous allez adorer l’habileté avec laquelle l’auteur l’a détournée, et surtout l’incroyable vraisemblance des faits imaginés (oui, j’ai envie de croire aux voyages dans le temps!). Chers collègues, n’hésitez plus à le proposer en rayons, certains petits lecteurs vous surprendront à lire ce gros pavé passionnant, amusant et original ! Un superbe roman d’anticipation !

A savoir :

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Ma note :  16/20

Ma réputation, Gaël Aymon

Résumé :

Laura, 15 ans, préfère la compagnie des garçons, celle de Jimmy, Sofiane et Théo. Les mimiques travaillées, les soirées filles, c’est pas trop son truc. Mais lorsqu’elle repousse les avances de Sofiane, ses amis lui tournent le dos et Laura se retrouve isolée et vulnérable. Seule en cours, seule au self, seule dans les couloirs. Les pires ragots circulent à son sujet sur les réseaux sociaux, la rumeur enfle et l’isolement de Laura grandit. Jusqu’à sa rencontre avec Joséphine, élève solitaire et marginale comme elle, qui va l’aider à relever la tête et à dénoncer le harcèlement dont elle est victime. (Editions Acte Sud Junior 2013)

Mon avis :

Je l’ai dévoré en une petite heure. On s’accroche très vite à Laura qui se confie simplement sur les épisodes de son quotidien, et surtout depuis qu’un garçon de sa bande de copain a tenté de l’embrasser. Elle, la fille cool et décontractée qui ne traîne qu’avec des garçons car elle ne supporte pas les filles, elle qui se sent trahie qu’il ait pu s’imaginer quelque chose. Est-ce que sa relation avec la bande va changer après cet incident ? Malheureusement elle va le constater très vite, en étant incapable de réagir, de se défendre… Tous les jeunes devraient prendre une petite heure pour lire ce court roman, ne serait-ce que pour comprendre le mal que certains actes, qui passent a priori pour des bêtises d’adolescents, peuvent avoir de graves conséquences. A LIRE !

Les petits + de la doc : 

Ma réputation est un très très court roman de moins de 100 pages qui se lit très vite et surtout qui peut toucher n’importe quel élève qui saura se reconnaître dans cette voix d’adolescente. Ce roman n’est pas à prendre comme moralisateur contre le harcèlement scolaire, mais comme témoignage fort et touchant d’une ado comme les autres qui doit vivre des choses qui la dépassent. Chers collègues, pour aborder le thème du harcèlement scolaire, ce court roman peut faire ouvrir les yeux sur certaines pratiques qui peuvent faire beaucoup de dégâts dans une tête d’adolescent (dangers d’internet, des rumeurs…).

A savoir :

 A obtenu le Prix gr’aisne de critique en 2015, le Prix de la ville Cherbourg-Octeville en 2015

Ma note :  19/20

Les fragmentés tome 1, Neal Shusterman

Résumé :

Dans une société traumatisée par la Seconde Guerre civile, la charte de la vie vient d’être signée. Elle stipule que l’on peut « fragmenter » un adolescent âgé de treize à dix-huit ans. La fragmentation consiste à « résilier » un enfant rétroactivement sans y mettre techniquement fin.

Connor, Risa et Lev se retrouvent tous les trois sur la liste fatale. Leur seule échappatoire : fuir, se cacher, survivre alors qu’ils sont traqués par les Frags, la police des fragmentés.

Thriller d’anticipation original et rythmé, ce roman initiatique de Neal Shusterman propose une réflexion intelligente sur l’indépendance et la quête de soi. (Editions du Masque MSK 2013)

Mon avis :

Avec une intrigue aussi prometteuse, je n’ai pas du tout été déçue à la fin de cette lecture. J’avais envie depuis longtemps d’un roman futuriste où les personnages principaux étaient des adolescents. Mais cette société évoluée n’est-elle pas devenue une société cruelle et injuste? Avec tous les points de la dystopie, ce roman nous envoie dans le monde où les adolescents, s’ils sont trop casse-coups et réfractaires, sont fragmentés. Autrement dit, une sorte de mise à mort où 100% du corps est récupéré pour assurer les dons d’organes. Ainsi, ils revivent entièrement, mais aux quatre coins de la terre, dans un état divisé… Mais certains vont vouloir échapper à ce triste sort ! C’est donc un roman qui devient aussi épique qu’angoissant. En un mot : génial !

Les petits + de la doc : 

Les fragmentés convient dès le collège car la lecture est très fluide, les chapitres sont courts, et le livre est divisé en plusieurs parties qui correspondent à la vision des trois adolescents en fuite, et leur manière de s’en sortir à chacun. On s’attache énormément aux personnages et au sort qui leur est réservé. La psychologie des personnages est très bien développée et ils se distinguent tous les trois et sont très différents, il est donc facile de s’identifier à l’un ou à l’autre. Chers collègues, n’hésitez plus, vous pouvez aborder, par cette oeuvre, la notion de dystopie, en passant par l’amitié, l’amour, mais l’injustice et la survie.

A savoir :

  • 4 tomes : Les fragmentés, Les déconnectés, Les éclairés, Les libérés.
  • Histoire très bien ficelée qui peut plaire à un large public : adultes, n’hésitez plus !

Ma note :  18/20

[Série] Tueurs de mamans, Zidrou & Benoit Ers

Résumé :

Béatriz, Marie, Valentine, Kom Piu et Toronto sont cinq ados qui se retrouvent régulièrement dans leur cachette secrète : la chapelle désaffectée de leur école. Ce qui les a rapprochées, c’est une caractéristique commune : l’absence de père à la maison. Du coup, même si elles adorent leurs mères, elles ont, comme tout ado qui se respecte, des tonnes de reproches à leur faire.
Un jour, elles tombent par hasard sur un site de « punisseurs » qui propose de châtier les parents pas cool. Par jeu, elles passent commande.
Mais les punitions commencent à arriver réellement. De la plus anodine à la plus grave…
Paniquées, les cinq filles vont commencer une course contre la montre pour essayer de protéger leurs mères de la folie vengeresse de ces mystérieux « justiciers » ! (Editions Dupuis 2013)

Mon avis :

J’ai adoré ces deux tomes. On est plongé dans l’univers d’adolescentes qui en ont marre de leurs parents mais surtout de l’autorité parentale. Elles se réunissent dans un coin secret de leur bahut et discutent de leurs tracas d’adolescentes (rien d’extraordinaire jusque là). Mais ces adolescentes sont aussi des jeunes connectées et surfent souvent sur le net. Mais à la découverte d’un site qui se propose de punir les parents, les filles jouent le jeu et enregistrent leurs punitions. Mais elles ne s’attendaient pas à ce que ces punitions se réalisent… Suspense, mystère, angoisses… GENIAL !

Les petits + de la doc : 

Ces BD s’adressent à des adolescents dès le collège et abordent un thème important qui est le danger d’internet. Elles n’ont en aucun cas le rôle d’être moralisatrices, elles énoncent simplement des faits et l’idée peut faire seule son chemin dans l’esprit de l’adolescent. Chers collègues, n’hésitez pas à proposer ces BD au CDI, mais je dirai qu’elles conviennent plus au collège pour son ton enfantin, et même fin de primaire !

A savoir :

Ma note :  16/20

[Série] Hell School, Benoit Ers & Dugomier

Résumé :

Située sur une petite île française, l’école de l’excellence est un établissement ultra-privé extrêmement rétrograde, dont les résultats ne sont plus à démontrer – le cauchemar de tout adolescent normalement constitué. Ainsi, le simple refus de Bastien, Hina et Boris de participer au bizutage suffira à les mettre au ban de toute vie sociale… ce qui leur laissera tout le temps d’enquêter sur les bizarreries de cette « École-Prison », comme la scolarisation gratuite des orphelins, ou les décès qui ont frappé ces mêmes orphelins au cours des dernières années ! (Editions Le Lombard 2013)

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Trois ados dits « rebelles » vont être pris dans quelque chose de bien plus grand que leurs rebellions d’adolescents. On va vivre dans le quotidien de ces adolescents, un quotidien fait de rencontres, d’amour mais aussi de détresse. Et surtout, plein de mystères autour de pratiques interdites ailleurs mais maintenues dans cette école qui se trouve pourtant sur une île paradisiaque… Un début de série qui pose beaucoup de questions et qui donne envie de lire la suite.

Les petits + de la doc : 

Ces BD s’adressent à des adolescents dès le collège et abordent les thèmes de bizutage, d’exclusion mais aussi du danger de la conspiration d’une école beaucoup trop stricte. Chers collègues, n’hésitez pas à proposer ces BD au CDI, succès garanti !

A savoir :

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Ma note :  17/20

[Trilogie] Les Autodafeurs, Marine Carteron

Résumé :

A la mort de son père, Auguste part avec sa famille s’installer chez les grands-parents à la campagne. Mais ce qui s’annonçait comme un retour aux sources, se change en une aventure vertigineuse…
Car, au détour d’une conversation, Auguste apprend qu’il n’y a jamais eu « d’accident ». Son père a été assassiné par une mystérieuse société secrète, les Autodafeurs.
Leur but ? Le contrôle du savoir et la main mise sur sa forme la plus ancienne : Les livres….
Leur seul adversaire ? La Confrérie?
Son père en faisait partie et Auguste doit prendre la relève. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il va mettre les deux pieds dans un complot d’envergure internationale.
Heureusement pour lui, sa petite sœur autiste, Césarine, a décidé de s’occuper de tout ça… (Editions du Rouergue 2014)

Mon avis :

Ce roman est tout simplement génial ! Mon COUP DE CŒUR en littérature jeunesse ! Cette trilogie mêle romance, action, histoire, suspense, et humour. On est transporté dans l’aventure d’Auguste pour comprendre pourquoi son père a été assassiné. Entre secret de famille et complot international, le quotidien de cet adolescent est bouleversé. Une intrigue bien ficelée autour d’un seul objet précieux : le livre, que les personnages vont tenter de sauvegarder ! Les chapitres s’alternent entre récit raconté par Auguste, et récit raconté par sa sœur, qui se révèlent être une sorte de journaux intimes où tous deux livrent leurs peurs et leurs doutes. L’histoire tient vraiment la route et on s’attache aux personnages. J’ai lu les trois tomes à un an d’intervalle et je n’ai jamais eu de mal à me souvenir des personnages qui laissent une trace indélébile. Je le recommande !!

Les petits + de la doc : 

Les Autodafeurs convient dès le collège (quatrième-troisième). Un scénario haletant qui devrait séduire n’importe quel adepte des romans à rebondissements. De plus, ce roman est profond et intelligent, avec des adolescents qui mûrissent, qui apprennent de la vie, une vraie leçon de vie ! Chers collègues, n’hésitez plus, cette trilogie DOIT être dans vos rayons !

A savoir :

  • Les collégiens l’adorent, alors empressez-vous de l’acheter !
  • Anecdote : Marine Carteron, professeur de français, a écrit Les Audodafeurs après que son fils lui ait affirmé arrêter de lire après Harry Potter, car rien ne pouvait être mieux. Prenant cette annonce comme un défi, elle décide d’écrire un roman rien que pour lui.

Ma note :  20/20

Un super bonus

Ci-dessous, le commentaire de l’auteur en personne sur ma chronique, je suis RA-VIIIE ! Merci encore Marine Carteron !!

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La Route, Cormac McCarthy

Résumé :

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie. (Editions Point 2008)

Mon avis :

Ce roman est bouleversant ! Dans cet univers post-apocalyptique, la survie d’un père et son fils nous tient en halène pendant 250 pages. Entre solitude, quête de nourriture, intimité, amour mais aussi peurs, dangers et angoisse, leurs aventures nous glacent le sang. L’auteur a su imaginer les émotions exactes que peut ressentir tout être humain face à cette accalmie, et les horreurs qu’ils peut être amené à faire face à la faim et la peur. Un roman juste et puissant.

Les petits + de la doc : 

La route convient plutôt aux lycéens par son caractère métaphorique de la quête d’un paradis perdu, sur le questionnement de la condition humaine. Peut être considéré comme un roman initiatique, de la transmission. Chers collègues, n’hésitez plus à la proposer dans vos rayons, il a un grand potentiel pédagogique ! (NB: La route qu’il faut toujours reprendre : association à Sisyphe devant éternellement pousser son rocher?)

A savoir :

  • Une édition détaillée avec fiche de lecture et analyse existe chez Le PetitLittéraire.fr
  • Film sorti en 2009 par John Hillcoat, La Route, très fidèle au roman.
  • Prix Pulitzer de la fiction en 2007.

Ma note :  17/20