Peine maximale, Anne Vantal

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Résumé :

« Vingt ans de prison pour Kolia ! Son frère pourrait-il être condamné si lourdement ? Anna refuse d’y croire. Le jury n’obéira pas aux réquisitions. Mais s’il le fait ? Si, par paresse ou par conviction, les jurés envoient Kolia pour vingt ans en cellule ? Il aura quarante-cinq ans à sa sortie : Anna sent que la tête lui tourne. » Trois jours au coeur d’un procès. Deux accusés, frère et soeur, et la petite dernière, libre, mais dont le sort va être également scellé. Trois jours seulement -où l’on retient son souffle- pour se forger une intime conviction.  (Actes Sud Junior, 2010).

Mon avis :

Résultat de mon vagabondage à la bibliothèque municipale, ce livre est une vraie surprise pour moi. Jamais d’écho, jamais d’avis sur lui, pourtant il le mérite amplement ce qui justifie mon article d’aujourd’hui. Vous avez envie d’un roman qui vous projette dans une scène plus que réaliste ? Alors il est fait pour vous ! De la description bien dosée, des sentiments bien analysés, des personnalités bien travaillées font de ce roman une histoire que vous ne pourrez plus lâcher avant de connaître le verdict final. 300 pages pour raconter trois jours de procès, je m’attendais déjà à des longueurs, des détails à n’en plus finir… Et bien il n’en est rien ! Les chapitres courts, les alternances de point de vue entre les jurés, les avocats, les accusés, les témoins, les spectateurs, les victimes… De quoi vous tenir en haleine mais pas seulement… Vous aussi, vous vous placerez dans la peau d’un juré et vous tenterez de démeler cette histoire pour laquelle les indices vous sont révélés au fur et à mesure de votre lecture. Alors serez-vous plutôt une Simone qui rêve d’être en voyage plutôt qu’ici, un Jean-Pierre qui penche plutôt pour la clémence ou un Denis souhaitant voter de manière à sortir le plus vite possible de là ? Qu’envisagerez-vous pour l’avenir de Kolia ? 5, 10, 15, 20 ans de prison ? Votre intime conviction sera-t-elle la même que celle des jurés ? Aurez-vous pitié des victimes pour qui la vie semble détruite ? Ou plutôt de cette petite Anna qui risque de se retrouver seule sans son frère et sa soeur ?

Croyez-moi, vous ne resterez pas passifs face à ces trois jours de procès si bien narrés.

Les petits + de la doc : 

Peine maximale convient pour des élèves à partir de la 3ème. Chers collègues, si vous souhaitez aborder la notion de justice, le fonctionnement de la justice française, ce roman peut en être une très bonne introduction. Il est aussi possible d’exploiter cette lecture pour travailler le personnage dans sa dimension psychologique notamment. Pourquoi ne pas compléter des cartes d’identité pour chacun des participants au procès tout au long de sa lecture. C’est également l’occasion pour les élèves de casser les stéréotypes de jugement proposés par les séries américaines comme le mentionne le narrateur plusieurs fois dans le livre.

A savoir :

 A obtenu : Prix Gayant Lecture 2012

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Ma note :  19/20

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Dieu n’aime pas papa, Davy Mourier & Camille Moog

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Résumé :

Tao, 8 ans, vit seul avec sa maman. Souvent, pendant qu’elle se cache pour pleurer, le petit garçon s’ennuie. Alors il dessine la Bible dans son cahier, parce que sa mère dit que « toute la vérité et toutes les réponses y sont ». Sauf que Tao n’y trouve pas de réponse à l’absence de son père ni pourquoi sa maman lui dit que Dieu ne l’aime pas. Lui, il l’aime, son papa… Et s’ils avaient tort ? (Editions Delcourt 2016)

Mon avis :

J’ai été tellement surprise par cette BD ! Avec tous les superbes avis qu’elle a obtenu, je savais que je faisais le bon choix en la commandant pour Noël. Je ne savais pas vraiment de quoi il était question à part d’un petit garçon qui a de la peine pour sa maman si malheureuse et son papa qui lui manque. C’est avec joie et étonnement que je me rends compte qu’il est question d’un thème particulièrement fort et touchant ! Comment une maman, qui aime son fils et son mari, se retrouve un jour seule car son mari aurait perdu le chemin de la foi… Ce chemin qui est en fait une route vers le bonheur, et c’est bien ce que veut nous faire voir cette morale. Je n’ai pas envie de révéler la raison du départ du papa, que nous croyons mort au début de la BD mais qui est en fait parti de son propre chef. La raison, je pense, ne doit pas être révélée avant d’avoir lu le début de la BD, ce qui gâcherait cette surprise face à une BD emplie de scènes de la Bible que le petit enfant essaie de reproduire avec ses crayons. La mère de Tao, très pieuse, essaie d’inculquer ses valeurs à son fils. Comme elle n’accepte pas la raison pour laquelle son père les a quittés, elle lui dit que Dieu n’aime pas son papa. Il réinterprète la Bible à sa manière afin de répondre à ses question… Une magnifique histoire de tolérance. Ainsi nous découvrons Dieu qui crée Adam et Eve, puis Noé, le déluge, Moïse… Avec tant d’humour que nous nous attachons à ce petit garçon qui interprète la Bible avec une seule question en tête : Pourquoi Dieu n’aimerait-il plus son papa ? Et pourquoi ne parvient-il pas à rendre sa mère heureuse alors que Dieu est justement là pour donner la joie aux hommes ?

Les petits + de la doc : 

Dieu n’aime pas papa est une superbe découverte, et convient dès l’école primaire. Les dessins sont magnifiques et les personnages attachants. La détresse d’une maman et l’incompréhension de son enfant en font un superbe moment de lecture. Chers collègues, n’hésitez pas à proposer cette BD au CDI, elle est un gage de tolérance et aborde des sujets de société un peu tabous comme la foi, la famille, la différence et aussi l’acceptation de l’autre avec beaucoup de finesse.

A savoir :

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Ma note :  20/20

Chacun voit Mehdi à sa porte, Jean-Hugues Oppel

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Résumé :

Mais où est passé Mehdi ? Simon cherche son fils dans les allées du camping Les Cigales. Un vacancier a vu le garçon sur le terrain de pétanque, un autre devant le marchand de glaces, un autre encore près des balançoires… Mehdi semble être partout et nulle part. (Editions Syros 2013)

Mon avis :

Ce « mini polar » de l’édition Syros propose une histoire qui sert à vaincre certains stéréotypes, et notamment celui que subissent certaines populations quant à leur origine ou couleur de peau. En effet, Simon cherche son fils, on va suivre l’enquête de sa disparition tout au long de ce petit roman très court. Il pose donc des questions à toutes les personnes qu’il croise. Mais on comprend vite que la question posée, n’étant pas « Je cherche Paul », ou « Je cherche Mathieu », mais bel et bien « Je cherche Mehdi », influence la réponse des passants… Oui, car c’est bel et bien le prénom de son fils, mais qu’il demande si quelqu’un a vu Mehdi, Mohammed ou encore Rachid ne change rien au cours des choses, et chaque personne ayant vu (ou cru voir!) son fils Mehdi, va le guider dans un chemin inattendu, avec une belle morale qui consiste à briser les stéréotypes que subissent certaines populations, s’apparentant malheureusement à du racisme… A chaque fois que Simon se rend à l’endroit où on lui a indiqué avoir vu Mehdi, il n’y est pas. Le docteur Boubacar va le mettre sur la bonne piste en lui faisant comprendre que les personnes interrogées n’ont peut être pas vu Mehdi, mais bel est bien l’image qu’ils se font de Mehdi. On est plus dans le suspense que dans le véritable polar, mais très bien écrit pour les élèves.

Les petits + de la doc : 

Chacun voit Mehdi à sa porte convient dès le cycle 2 et jusqu’au collège. Même s’il y a une grande dimension d’implicite qui fait se questionner les plus grands sur le racisme, ce roman est très agréable à lire et le suspense et le format nous font dévorer ce livre d’une traite, même pour les plus jeunes. Chers collègues, n’hésitez plus à proposer ce roman. Il est très court donc facile à lire pour les élèves et exploitable en lien avec l’EMC sur la tolérance.

A savoir :

  • Fiche de lecture proposée par Syros.
  • Lecture audio du livre en 3 niveaux de difficulté : ici.
  • Tout petit prix (moins de 5€)
  • Des idées d’activités pédagogiques pour éduquer contre le racisme, proposées par le Canopé.

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Ma note :  17/20

Les poupées c’est pour les filles, Flamant & Englebert

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Résumé :

Mon frère a adoré le cadeau de ma tante. « Je vais l’appeler Cindy », a-t-il dit en voyant la poupée en chiffon qu’elle lui avait fabriquée. Quand mon frère a voulu dormir avec Cindy, mon père a dit : « Rien de grave, ça lui passera. » Mais ça n’est pas passé. Même au magasin de jouets, il a voulu une poussette ! (Editions L’école des loisirs 2013)

Mon avis :

Un album très sympa. Il est vrai que beaucoup de parents sont réticents quant aux types de jouets à acheter à leur enfant. Avec cet album on vient à se demander très vite si le but d’un jouet est de divertir l’enfant en gardant sa naïveté et son innocence, ou s’il doit le former à devenir un adulte. Un peu des deux sans doute. En tout cas il n’apporte pas spécialement de réponse mais a au moins le mérite de nous faire nous en poser. Ce que l’on garde de cet album après la lecture, c’est une belle leçon contre les stéréotypes. Et en plus de dénoncer les idées préconçues sur les jouets, il aborde avec agilité l’égalité homme-femme au sein du foyer. En effet, le papa s’occupe bien de ses enfants, alors pourquoi son fils ne pourrait-il pas l’imiter avec un poupon ? Mais le papa ne voit pas cela d’un bon œil… Dans une époque où la filiation et la théorie du genre bat son plein dans la tête des parents, il est intelligent de leur montrer que le principal pour les enfants reste leur bien-être. Le fait que ce livre soit narré par le petit frère qui lui n’est pas ancré dans cette culture sexiste que l’homme bricole et la femme cuisine, décrit avec innocence la situation, sans vraiment comprendre où se trouve le problème. Une belle leçon nous montrant que le principal, pour un jouet, c’est qu’il plaise à l’enfant.

Les petits + de la doc : 

Les poupées c’est pour les filles convient à tous les âges. Il est rigolo à lire aux enfants mais il sert aussi à débrider certains parents sur leurs idées préconçues. Le sujet est traité avec intelligence et finesse, car il montre que ces stéréotypes sexistes sont souvent utilisés quand ça arrange (avec notamment l’exemple du papa, plein de mauvaise foi, demandant à la maman pourquoi elle ne joue pas avec son enfant et sa nouvelle boîte à outils car après tout les femmes aussi peuvent bricoler), ou encore de certains arguments infondés (avec l’exemple du père qui ne veut pas que son fils s’occupe d’une poupée alors que lui-même s’est occupé de ses enfants). Chers collègues, laissez-vous tenter par ce petit album rigolo et sincère qui fait réfléchir. Un bon moyen d’amener un débat sur les stéréotypes et l’égalité fille-garçon.

A savoir :

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Ma note :  17/20

Dixit, Libellud

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Règle du jeu 

But du jeu : Retrouver la carte du conteur.

  • Chaque joueur possède 6 cartes et est tour à tour conteur.
  • Le premier conteur choisit une de ses cartes sans la montrer puis dit une phrase ou une expression pour la décrire.
  • Les autres joueurs choisissent chacun une carte parmi leurs 6 cartes qui peut coller à la description donnée par le conteur.
  • Le conteur récupère toutes les cartes puis les mélange. Il les dispose ensuite face visible sur la table.
  • Chaque joueur vote pour la carte qu’il pense être celle du conteur, et gagne des points.
  • Le gagnant est le premier joueur qui atteint 30 points.

Mon avis :

Ce jeu est absolument génial ! Non seulement il est amusant car le but est de cumuler le plus de points en devinant et faisant preuve d’observation et stratégie, mais en plus il donne la possibilité aux joueurs de faire preuve de créativité et d’ingéniosité. Car si tous les joueurs votent pour l’image du conteur, on considère que son énigme ou phrase était trop facile. Le conteur ne marque donc aucun point et tous les autres joueurs marquent 2 points. Si aucun joueur ne trouve la bonne image, c’est que l’énigme était cette fois trop difficile. Le conteur ne marque pas et les autres joueurs marquent 2 points. Dans les autres cas, le conteur et les joueurs ayant désigné la bonne carte marquent 3 points. Chaque joueur ayant reçu un ou plusieurs votes pour sa propre carte, marque 1 point supplémentaire par vote recueilli. Il s’agira donc d’induire les autres en erreur en proposant une carte très ressemblante à la description ou énigme proposée. Les illustrations sont magnifiques et les cartes sont bien différentes les unes des autres. Mais une énigme du type « la tête dans les nuages » pourrait désigner à la fois une petite fille allongée dans l’herbe et regardant le ciel, mais aussi un avion dans le ciel avec ses passagers, ou encore un enfant rêvassant devant ses devoirs, etc, etc… (sans obligatoirement que figurent une tête et des nuages sur l’image, tout est question d’interprétation!). Alors n’hésitez plus et tentez l’expérience !

Les petits + de la doc : 

Dixit peut être proposé dès le plus jeune âge. Il suffit simplement d’adapter son énigme aux plus petits. Ce jeu permet aux joueurs de mobiliser leur imagination, créativité, mais aussi d’échanger les uns avec les autres. Il rentre également tout à fait dans l’enseignement avec des illustrations qui rappellent certains contes, mais aussi à travers les arts visuels ou encore l’univers de l’imaginaire. C’est tout bonnement de la lecture d’image, ou analyse d’image, à travers chaque interprétation. Chers collègues, vous pouvez tout à fait adapter ce jeu à une pratique en classe en proposant de la lecture d’image avec des contraintes syntaxiques, l’imagination d’une histoire en lien avec une illustration, ou encore pour les cours de FLE, qui peuvent être un moyen d’enrichir le vocabulaire à travers une activité ludique. N’hésitez pas aussi à le proposer en langues.

A savoir :

  • Durée d’une partie : de 15 à 45 min
  • Vidéo règle du jeu
  • Un aperçu des cartes du jeu
  • Coût : environ 25€.
  • Plein d’autres idées pour l’adapter en classe.

 A obtenu : Jeu de l’année 2009 (France), Jeu de l’année 2009 (Espagne), Lys d’or 2009 (Quebec), Joker 2009 (Belgique), Meilleur jeu d’initiation 2009 (Portugal), Prix du public (Festival de Cordoue – Espagne), Meilleur Jeu 2009 (Festival des Parthenay), Tric Trac de Bronze 2009 (France), Meilleur Party Game 2010 (USA), Finaliste jeu de l’année 2010 (Pologne), Jeu de l’année 2010 (Allemagne), Prix Parent’s Choice Approved Seal 2011 (Etats-Unis), 6e prix à la Voters’ Selection du Japan Bordgame Prize 2011 (Japon).

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Ma note :  20/20

Et avec Tango nous voilà trois ! Richardson & Parnell

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Résumé :

Événement au zoo de Central Park, à New-York : un adorable bébé manchot né d’un œuf couvé par deux mâles. C’est Tango !

Une étonnante histoire vraie, pleine de la douceur des plumes de Tango et du regard attentionné de ses parents. (Edition Rue du monde 2013)

Mon avis :

J’adore cet album ! L’histoire est racontée d’un naturel, d’une innocence et d’une simplicité impressionnante. Il s’agit d’une belle histoire d’amour d’un couple manchot, Roy et Silo, qui tentent de fonder une famille. A part que cette famille est particulière puisque les deux parents manchots sont tous les deux des mâles. J’adore les dessins et les animaux sont attendrissants. Le fait que ces deux mâles se comportent comme un couple, et reproduisent les gestes des couples mâle/femelle qu’ils observent, en couvant un caillou qui ressemble à un œuf, comme tous les autres couples, c’est magnifique ! Le soigneur, attendri et comprenant que les deux animaux sont amoureux, va leur proposer un véritable œuf qu’un couple de manchot ne pouvait pas couver. Le plus touchant dans cet album, c’est que les faits sont 100% réels. En effet le couple de manchots existe bel et bien dans un zoo à New York, et cette histoire est la leur.

Les petits + de la doc : 

Et avec Tango nous voilà trois ! convient à tous les âges. Une belle romance d’actualité pour faire comprendre aux enfants que l’amour est ce qui compte le plus. Chers collègues, tout le monde devrait lire ce livre, même les adultes qui peinent parfois à comprendre une chose aussi simple qu’est l’amour. L’amour qui n’a ni sexe, ni religion, ni âge… Une belle façon d’aborder l’homoparentalité et l’adoption et surtout la tolérance.

A savoir :

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Ma note :  19/20

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Tome 1, R. Ransom & C. Jean

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Résumé :

L’avenir de Jacob semble déjà tout tracé : une vie confortable et paisible, sans histoires. Du moins jusqu’à ce que son grand-père Abe, dont il est particulièrement proche, soit assassiné dans des circonstances atroces. Pour son malheur, Jacob a eu le temps d’entrevoir le meurtrier, une créature de cauchemar… Et si te vieil homme, dont tout le monde pensait qu’il divaguait, avait dit vrai ? Et si l’île peuplée d’enfants particuliers sur laquelle il disait s’être mis à l’abri pendant la guerre existait vraiment ? Et si des monstres vivaient vraiment cachés au milieu des humains ? (BD Kids 2014)

Mon avis :

Qui n’a pas vu passer le roman Miss Peregrine et les enfants particuliers en tête de gondole dans les grandes librairies ? Connaissiez-vous la BD ? Moi pas jusqu’à maintenant. Et pourtant. Elle m’a permis de jeter tous mes a priori sur ce roman qui me semblait bien sombre et « spécial ». En effet, quand j’ai vu l’effervescence autour du roman, je m’y suis intéressée. C’est en le feuilletant qu’une étrange sensation me parcourait. « Je n’avais pas envie de le lire ». Les photos bizarres, un résumé ambigu, une ambiance sombre…ce sont tant de raisons qui m’ont fait reposer ce livre en me disant que non, malheureusement je ne pourrai pas lire ce roman que l’on m’avait tant conseillé. Mais après plusieurs semaines, j’ai trouvé par hasard dans les rayons l’adaptation en bande dessinée de ce roman qui ne me faisait pas vraiment envie. Etant une adepte de la bande dessinée, je me suis dit que si ce best-seller avait encore une chance d’être lu par moi, ce serait en BD. Victoire ! Je viens de le terminer et je ne le regrette pas ! En effet les photos sont spéciales, l’ambiance est quelle que peu ambiguë mais c’est ce qui fait le charme de cette histoire particulière. Cette bande dessinée m’a donné envie de lire le roman qui jusqu’alors me paraissait inaccessible. L’histoire est prenante et on a envie de se plonger dans ce monde où le temps s’arrête, où chaque enfant est riche de sa particularité, ce qui en fait sa force. Deux mondes se superposent alors, celui de la réalité absolument banale d’un monde morne et sans particularité, à celui d’un monde merveilleux, aux étranges pouvoirs hors du temps. On suit l’épopée d’un jeune garçon qui en apprend un peu plus sur son grand-père après sa mort, qu’il croyait fou et sénile, pour découvrir des secrets qu’il n’aurait jamais imaginé.

Les petits + de la doc : 

La bande dessinée Miss Peregrine et les enfants particuliers est un superbe moment de plaisir à la lecture. Je ne sais pas si elle est une fidèle adaptation du roman mais ce que j’en sais c’est qu’elle m’a fait chasser tous les a priori du roman que je trouvais glauque et peu attrayant. Chers collègues, n’hésitez pas à proposer cette BD au CDI, c’est un bon moyen de donner envie aux élèves de découvrir des best-seller de la littérature jeunesse, même à ceux qui seraient réticents face au gros pavé que constitue la version roman, et surtout pour chasser tous les a priori.

A savoir :

 Le roman a obtenu : Grand prix de l’imaginaire, Romans jeunesse, 2015

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Ma note :  19/20

Dessous de verre perles à repasser

Matériel : 

Dessous de verre en perles à repasser

  • Perles à repasser
  • Support carré, losange, forme souhaité
  • Papier sulfurisé
  • Un fer a repasser bien sûr !

Mon avis :

Pour réaliser ces superbes dessous de verre, il vous faudra un peu d’imagination (ou des modèles trouvés sur le net !) et surtout de la patience. D’une part, de la patience pour trier les couleurs souhaitées (à moins de les faire multicolore, problème réglé!), et de la patience pour compter les perles pour réaliser les motifs, et encore de la patience pour les placer au bon endroit ! Pour ma part, j’ai pris du noir, gris, blanc (commune à tous les dessous de verre), et violet et orange pour réaliser des paires. J’ai un peu improvisé pour les motifs, mais il y en a sur internet. Que dire à part qu’il suffit d’enfiler les perles dans les pics des supports en plastiques, et quand vous avez terminé, placez un papier sulfurisé par dessus et repassez avec un fer bien chaud. Les perles se collent entre elles et le tour est joué !

Les petits + de la doc : 

Un petit conseil, je pense qu’il ne faut pas poser de tasses trop chaudes ou tout autre récipient contenant un liquide trop chaud. Les perles pourraient coller à la tasse, ou encore fondre ! Chers collègues, pourquoi ne pas réaliser des beaux petits tapis de souris pour les ordinateurs au CDI avec les élèves ?

A savoir :

  • Une infinité de modèles disponibles sur internet, et pour tous les goûts : ethnique, floral, smiley, pixel…

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Ma note :  18/20

Un soir, j’ai divorcé de mes parents, Rachel Hausfater

Résumé :

C’est décidé, il divorce… de ses parents. Chacun son tour! Pas pour tout le temps, bien sûr. Mais un week-end sur deux, il part, seul, à l’aventure, pour se chercher et peut-être se trouver. Au fil des mois, il va découvrir l’ivresse de la liberté et apprendre à regarder ses parents et la vie d’un autre œil. (Editions Thierry Magnier 2009)

Mon avis :

Ce roman aborde le sujet sensible qu’est le divorce pour un enfant. Un adolescent exprime son chagrin à travers cet exil qu’il s’impose. Il profite du manque de communication entre ses parents pour, un week-end sur deux, s’isoler loin de ses deux foyers pour se retrouver seul avec lui-même. Il va ruser et prendre des risques pour disparaître de la maison l’espace d’un week-end. Mais la question qui nous vient c’est : est-ce toujours bénéfique de se retrouver seul avec soi-même, seul avec ses remords et ses chagrins ? Et surtout, comment ses parents réagiraient s’ils savaient leur enfant complètement seul ? Comment va-t-il faire pour affronter seul ce divorce ?

Les petits + de la doc : 

Un soir, j’ai divorcé de mes parents convient dès le collège même si le personnage principal est au lycée. L’écriture est compréhensible pour le collège, et pour cause : c’est une narration à la première personne, donc une voix d’adolescent. Cependant elle reste très riche et très poétique, avec beaucoup de jeux de sons et de rimes, une belle mélodie. Chers collègues, ce roman peut être une façon d’aborder le thème du divorce mais aussi du mal être et de la recherche de soi, du bonheur et de l’indépendance.

A savoir :

Ma note :  17/20

Sardines, Djeco

Règle du jeu 

But du jeu : Mémoriser ses cartes pour s’en débarrasser le plus vite possible. 

  • Chaque joueur possède 5 cartes qu’il pose faces cachées devant lui (ou plus en fonction de l’âge)
  • On place au centre face visible une carte « boîte à sardines » où sont représentées plusieurs sardines et on l’observe quelques secondes.
  • On retourne la carte « boîte à sardines » et les joueurs ont alors quelques secondes pour regarder leurs 5 cartes.
  • Ils sélectionnent, parmi leurs cartes, celles qu’ils pensent avoir vu figurer dans la boîte à sardines et re pose face caché les autres.
  • On retourne la boîte à sardines, et si les sardines sélectionnées étaient bien dans la boîte, on les a gagné.
  • Le gagnant est le joueur qui s’est débarrassé le plus vite de ses 5 cartes.
  • Attention : on peut  perdre des cartes gagnées lorsqu’on se trompe dans la sélection de nos sardines.

Mon avis :

Ce jeu est redoutable par sa simplicité et son efficacité. Il faut mémoriser des sardines portant des chapeaux, jupes, costards, pantalons, de couleurs et de formes différentes, mais tellement diversifiées qu’on se mélange les pinceaux ! Les jeunes l’adorent, et les grands aussi !

Les petits + de la doc : 

Sardines  allie mémoire et concentration,  sans oublier le plaisir de jouer en famille ou entre amis. Le concept est très marrant. De plus on peut corser le jeu en distribuant plus de cartes au départ, où en réduisant le temps d’observation de la « boîte à sardines ». Chers collègues, ce jeu peut être utilisé dès la primaire !

A savoir :

Ma note :  17/20