Harcèlement, Guy Jimenes

har

Résumé :

Valentin est seul.
Seul dans un collège où aucun professeur, aucun éducateur ne s’est aperçu de sa souffrance.
Seul dans une classe où tous les élèves savent, mais ne disent rien.
Seul face à la violence sournoise de celui qui aurait pu être un ami…
Comment se défendre alors, quand on a perdu tout espoir, comment s’en sortir quand on a perdu le goût de vivre? (Editions Oskar 2011)

Mon avis :

C’est une expérience particulière que je vous livre aujourd’hui. Ce roman, avec un titre plus que révélateur, nous plonge dans une ambiance qui ne laissera de marbre aucun lecteur. En effet, on est plongé dans la rentrée de Valentin, un adolescent passionné de musique et surtout de blues, et ses nouvelles rencontres avec des élèves du collège. Au début, Valentin est très enthousiaste et raconte à ses parents ses premiers jours de cours. Chaque chapitre offre simultanément la version d’élèves, des professeurs, et de Valentin. C’est en constatant le gros écart entre ces versions que ce roman nous fait entrer dans un moment de malaise, un peu gênant. Celui où, grâce au titre et aux autres versions, la rentrée de Valentin n’est pas aussi banale qu’il le croit. Et c’est en lisant ses élans d’enthousiasme alors que l’on SAIT pertinemment qu’il se trompe, que ce roman nous met mal à l’aise. Nous, lecteurs, avons compris ce qu’il se passe, mais Valentin non. C’est pourquoi les débuts ont été difficile pour moi. J’ai eu du mal à faire la part des choses, et je trouvais ce quiproquo très gênant car j’avais de la peine pour Valentin qui se berçait d’illusions. Mais on se rend compte au fil de la lecture que Valentin, malgré ce qu’il subit, est d’une force incroyable. Et on termine cette histoire tellement soulagée qu’elle nous laisse une trace indélébile et agréable dans nos esprits. C’est donc un avis très positif que je donne aujourd’hui sur ce roman. C’est intéressant d’aborder le harcèlement à travers le regard de la victime mais aussi des bourreaux, des spectateurs, des professeurs, du chef d’établissement en les écoutant se confier à une psychologue dont on ne connait pas l’identité et dont on ne connait pas la raison de sa venue dans l’établissement. Le sujet est très bien traité et explique en quoi le bourreaux n’est pas seulement celui qui donne les coup, et que la victime n’est pas seulement celle qui les reçoit. En un mot, un roman à remettre entre toutes les mains.

Les petits + de la doc : 

Harcèlement convient dès le cycle 3 (10ans). Même si certains faits sont violents ou d’une grande injustice, la leçon qui en découle peut être comprise par de jeunes lecteurs. Chers collègues, n’hésitez plus à proposer ce roman. Ne pas hésiter à étudier en lien avec l’EMC évidemment pour lutter contre la violence à l’école et sensibiliser les élèves à la tolérance et l’entraide.

A savoir :

Retrouvez-moi sur Facebook avec des petites anecdotes et tous les articles !

Ma note :  17/20

Publicités