Peine maximale, Anne Vantal

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Résumé :

« Vingt ans de prison pour Kolia ! Son frère pourrait-il être condamné si lourdement ? Anna refuse d’y croire. Le jury n’obéira pas aux réquisitions. Mais s’il le fait ? Si, par paresse ou par conviction, les jurés envoient Kolia pour vingt ans en cellule ? Il aura quarante-cinq ans à sa sortie : Anna sent que la tête lui tourne. » Trois jours au coeur d’un procès. Deux accusés, frère et soeur, et la petite dernière, libre, mais dont le sort va être également scellé. Trois jours seulement -où l’on retient son souffle- pour se forger une intime conviction.  (Actes Sud Junior, 2010).

Mon avis :

Résultat de mon vagabondage à la bibliothèque municipale, ce livre est une vraie surprise pour moi. Jamais d’écho, jamais d’avis sur lui, pourtant il le mérite amplement ce qui justifie mon article d’aujourd’hui. Vous avez envie d’un roman qui vous projette dans une scène plus que réaliste ? Alors il est fait pour vous ! De la description bien dosée, des sentiments bien analysés, des personnalités bien travaillées font de ce roman une histoire que vous ne pourrez plus lâcher avant de connaître le verdict final. 300 pages pour raconter trois jours de procès, je m’attendais déjà à des longueurs, des détails à n’en plus finir… Et bien il n’en est rien ! Les chapitres courts, les alternances de point de vue entre les jurés, les avocats, les accusés, les témoins, les spectateurs, les victimes… De quoi vous tenir en haleine mais pas seulement… Vous aussi, vous vous placerez dans la peau d’un juré et vous tenterez de démeler cette histoire pour laquelle les indices vous sont révélés au fur et à mesure de votre lecture. Alors serez-vous plutôt une Simone qui rêve d’être en voyage plutôt qu’ici, un Jean-Pierre qui penche plutôt pour la clémence ou un Denis souhaitant voter de manière à sortir le plus vite possible de là ? Qu’envisagerez-vous pour l’avenir de Kolia ? 5, 10, 15, 20 ans de prison ? Votre intime conviction sera-t-elle la même que celle des jurés ? Aurez-vous pitié des victimes pour qui la vie semble détruite ? Ou plutôt de cette petite Anna qui risque de se retrouver seule sans son frère et sa soeur ?

Croyez-moi, vous ne resterez pas passifs face à ces trois jours de procès si bien narrés.

Les petits + de la doc : 

Peine maximale convient pour des élèves à partir de la 3ème. Chers collègues, si vous souhaitez aborder la notion de justice, le fonctionnement de la justice française, ce roman peut en être une très bonne introduction. Il est aussi possible d’exploiter cette lecture pour travailler le personnage dans sa dimension psychologique notamment. Pourquoi ne pas compléter des cartes d’identité pour chacun des participants au procès tout au long de sa lecture. C’est également l’occasion pour les élèves de casser les stéréotypes de jugement proposés par les séries américaines comme le mentionne le narrateur plusieurs fois dans le livre.

A savoir :

 A obtenu : Prix Gayant Lecture 2012

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Ma note :  19/20

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Chacun voit Mehdi à sa porte, Jean-Hugues Oppel

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Résumé :

Mais où est passé Mehdi ? Simon cherche son fils dans les allées du camping Les Cigales. Un vacancier a vu le garçon sur le terrain de pétanque, un autre devant le marchand de glaces, un autre encore près des balançoires… Mehdi semble être partout et nulle part. (Editions Syros 2013)

Mon avis :

Ce « mini polar » de l’édition Syros propose une histoire qui sert à vaincre certains stéréotypes, et notamment celui que subissent certaines populations quant à leur origine ou couleur de peau. En effet, Simon cherche son fils, on va suivre l’enquête de sa disparition tout au long de ce petit roman très court. Il pose donc des questions à toutes les personnes qu’il croise. Mais on comprend vite que la question posée, n’étant pas « Je cherche Paul », ou « Je cherche Mathieu », mais bel et bien « Je cherche Mehdi », influence la réponse des passants… Oui, car c’est bel et bien le prénom de son fils, mais qu’il demande si quelqu’un a vu Mehdi, Mohammed ou encore Rachid ne change rien au cours des choses, et chaque personne ayant vu (ou cru voir!) son fils Mehdi, va le guider dans un chemin inattendu, avec une belle morale qui consiste à briser les stéréotypes que subissent certaines populations, s’apparentant malheureusement à du racisme… A chaque fois que Simon se rend à l’endroit où on lui a indiqué avoir vu Mehdi, il n’y est pas. Le docteur Boubacar va le mettre sur la bonne piste en lui faisant comprendre que les personnes interrogées n’ont peut être pas vu Mehdi, mais bel est bien l’image qu’ils se font de Mehdi. On est plus dans le suspense que dans le véritable polar, mais très bien écrit pour les élèves.

Les petits + de la doc : 

Chacun voit Mehdi à sa porte convient dès le cycle 2 et jusqu’au collège. Même s’il y a une grande dimension d’implicite qui fait se questionner les plus grands sur le racisme, ce roman est très agréable à lire et le suspense et le format nous font dévorer ce livre d’une traite, même pour les plus jeunes. Chers collègues, n’hésitez plus à proposer ce roman. Il est très court donc facile à lire pour les élèves et exploitable en lien avec l’EMC sur la tolérance.

A savoir :

  • Fiche de lecture proposée par Syros.
  • Lecture audio du livre en 3 niveaux de difficulté : ici.
  • Tout petit prix (moins de 5€)
  • Des idées d’activités pédagogiques pour éduquer contre le racisme, proposées par le Canopé.

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Ma note :  17/20

Les carnets de Cerise – Tome 1, J.Chamblain & A.Neyret

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Résumé :

« Il était une fois… Quand j’étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j’avais un journal intime, il commencerait comme ça. Il était une fois… ben moi, Cerise ! J’ai dix ans et demi et mon rêve, c’est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter des histoires, c’est d’observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets. On a tous un secret enfoui que l’on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes…
En ce moment, avec les copines, on observe quelqu’un de vraiment mystérieux… » (Editions Soleil 2012)

Mon avis :

Que peut-il se cacher dans le journal intime d’une petite fille de 11 ans ? Cette couverture nous donne un petit aperçu d’un univers d’adolescente quelque peu aventurière. Et bien la BD c’est tout à fait ça, mais pas que. J’ai attendu plusieurs semaines avant de me plonger dans les aventures de cette héroïne fruitée ; peut-être avais-je envie de la découvrir avec une réelle curiosité plutôt que par la publicité qui en est faite. Et bien encore une fois, j’en suis plus que ravie. D’une part, l’idée est brillante. Retranscrire en BD les écrits narratifs d’une adolescentes, avec une écriture soignée et des pages de cahiers submergés de dessins et commentaires, c’est très agréable à lire. Les dessins sont merveilleux et les photos que prend sa meilleure amie sont quasi vraisemblables, on dirait des vraies ! Et que dire des animaux du zoo… De merveilleux chefs-d’oeuvre. Pour l’instant, je n’ai lu que le tome 1 ; celui où les trois copines sont sur les traces d’un mystérieux individu qui a l’air de mener une existence cachée dans la forêt. Leur but sera de découvrir pourquoi… L’histoire est magnifique et fait rêver, on ne pouvait pas espérer mieux d’un tome 1. J’ai l’impression cependant (à en feuilleter le tome 2) que chaque tome a une aventure bien particulière, et que seuls les personnages verront une continuité dans la narration, mais pas les aventures à proprement parler. Autrement dit, chaque tome devrait nous épater encore un peu plus ! Bref, j’ai mis longtemps avant de me lancer dans cette lecture fortement conseillée par les médias, mais j’en comprends aujourd’hui la raison, cette BD est géniale !

Les petits + de la doc : 

La bande dessinée Les carnets de Cerise est une superbe découverte, et convient dès le collège, même un peu avant. J’ai hâte d’en savoir plus sur les aventure de Cerise, qui sont loin d’être des préoccupations seulement niaises et girly, comme on s’attend à en voir la couverture. Chers collègues, n’hésitez pas à proposer cette BD au CDI, ils se plongeront forcément dans cette BD à succès et vous demanderont, à coup sûr, la suite de ses aventures. Cette BD peut aussi apporter des pistes de réflexion sur l’amitié, mais aussi la transmission intergénérationnelle ou encore le mystère et l’enquête.

A savoir :

  • Une double page blanche est proposée à la fin de la BD pour que le lecteur dessine ses plus beaux croquis.
  • Le blog d’Aurélie Neyret.
  • Un super dossier pédagogique sur la BD, où figure les Carnets de Cerise : proposé par le Festival NormandieBulle.
  • Actuellement 4 tomes.

 Le roman a obtenu : Prix Jeunesse de la BD 2013

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Ma note :  19/20

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Tome 1, R. Ransom & C. Jean

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Résumé :

L’avenir de Jacob semble déjà tout tracé : une vie confortable et paisible, sans histoires. Du moins jusqu’à ce que son grand-père Abe, dont il est particulièrement proche, soit assassiné dans des circonstances atroces. Pour son malheur, Jacob a eu le temps d’entrevoir le meurtrier, une créature de cauchemar… Et si te vieil homme, dont tout le monde pensait qu’il divaguait, avait dit vrai ? Et si l’île peuplée d’enfants particuliers sur laquelle il disait s’être mis à l’abri pendant la guerre existait vraiment ? Et si des monstres vivaient vraiment cachés au milieu des humains ? (BD Kids 2014)

Mon avis :

Qui n’a pas vu passer le roman Miss Peregrine et les enfants particuliers en tête de gondole dans les grandes librairies ? Connaissiez-vous la BD ? Moi pas jusqu’à maintenant. Et pourtant. Elle m’a permis de jeter tous mes a priori sur ce roman qui me semblait bien sombre et « spécial ». En effet, quand j’ai vu l’effervescence autour du roman, je m’y suis intéressée. C’est en le feuilletant qu’une étrange sensation me parcourait. « Je n’avais pas envie de le lire ». Les photos bizarres, un résumé ambigu, une ambiance sombre…ce sont tant de raisons qui m’ont fait reposer ce livre en me disant que non, malheureusement je ne pourrai pas lire ce roman que l’on m’avait tant conseillé. Mais après plusieurs semaines, j’ai trouvé par hasard dans les rayons l’adaptation en bande dessinée de ce roman qui ne me faisait pas vraiment envie. Etant une adepte de la bande dessinée, je me suis dit que si ce best-seller avait encore une chance d’être lu par moi, ce serait en BD. Victoire ! Je viens de le terminer et je ne le regrette pas ! En effet les photos sont spéciales, l’ambiance est quelle que peu ambiguë mais c’est ce qui fait le charme de cette histoire particulière. Cette bande dessinée m’a donné envie de lire le roman qui jusqu’alors me paraissait inaccessible. L’histoire est prenante et on a envie de se plonger dans ce monde où le temps s’arrête, où chaque enfant est riche de sa particularité, ce qui en fait sa force. Deux mondes se superposent alors, celui de la réalité absolument banale d’un monde morne et sans particularité, à celui d’un monde merveilleux, aux étranges pouvoirs hors du temps. On suit l’épopée d’un jeune garçon qui en apprend un peu plus sur son grand-père après sa mort, qu’il croyait fou et sénile, pour découvrir des secrets qu’il n’aurait jamais imaginé.

Les petits + de la doc : 

La bande dessinée Miss Peregrine et les enfants particuliers est un superbe moment de plaisir à la lecture. Je ne sais pas si elle est une fidèle adaptation du roman mais ce que j’en sais c’est qu’elle m’a fait chasser tous les a priori du roman que je trouvais glauque et peu attrayant. Chers collègues, n’hésitez pas à proposer cette BD au CDI, c’est un bon moyen de donner envie aux élèves de découvrir des best-seller de la littérature jeunesse, même à ceux qui seraient réticents face au gros pavé que constitue la version roman, et surtout pour chasser tous les a priori.

A savoir :

 Le roman a obtenu : Grand prix de l’imaginaire, Romans jeunesse, 2015

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Ma note :  19/20

Complice(s), Eireann Corrigan

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Résumé :

Leur plan : simuler un enlèvement. Leur but : faire parler d’elles. Chloé et Finn en sont convaincues : être intelligente, jolie et sportive ne suffit pas. Pour avancer dans la vie, il faut devenir quelqu’un. Quel que soit le moyen, et à n’importe quel prix. Leur plan est parfait. (Editions Milan 2015)

Mon avis :

Avec ce résumé alléchant, comment résister à l’envie de découvrir cette intrigue déjantée ? En effet, ces deux jeunes adolescentes vivant dans une campagne perdue ont eu l’idée folle de simuler un kidnapping. L’une d’elle doit disparaître, ou du moins ce que tout le monde devra croire, car elle sera tout compte fait cachée dans une cave avec tout ce qu’il faut pour vivre, et même la télé, pour suivre en direct l’avancée des recherches ! Car oui, c’est bien ce que souhaitent ces deux jeunes filles, passer à la télé, devenir célèbres, car leur plan a été pensé à la seconde près. Mais ont-elles réellement envisagé toutes les possibilités ? Avaient-elles envisagé qu’un de leurs amis se ferait arrêter ? Devront-elles finir par tout avouer ? En tireront-elles une leçon ? Ce sont toutes les questions auxquelles la fin répond parfaitement ! Donc si vous avez envie de découvrir si ce stratagème est infaillible, il ne vous reste plus qu’à vous laisser tenter par ce roman ! L’idée est géniale et j’ai été tenue en haleine durant tout le roman. Voir Chloé jubiler de sa cave, à chaque fois que son nom est mentionné dans les médias, et Finn, celle qui est restée avec la famille effondrée, intervenant sans hésitation devant les médias, la larme à l’œil…nous fait réfléchir sur le vice et ce à quoi ces adolescentes sont capables pour devenir célèbres.

Les petits + de la doc : 

Complice(s) convient dès le collège. Il peut plaire aux adolescents car la morale n’est que sous-entendue. Ce n’est pas un roman qui dit « Voyez comme c’est stupide de faire ça », mais il reste objectif car c’est la vision des adolescentes et elles seules pendant tout le roman. Même si ce plan machiavélique est horrible, la fin convient parfaitement pour permettre aux adolescents d’avoir un avis critique vis à vis de leur pratique. Finn contribue à cette prise de conscience grâce à tous les ressentis qui la traversent tout au long du roman, quand elle se sent prise au piège dans cet engrenage. Chers collègues, n’hésitez pas à proposer ce roman en lecture cursive. Il peut amener un bon nombre de débats argumentés sur la célébrité, le star-système, mais aussi l’intrusion et le forcing des médias dans la vie privée, ou encore les rouages des documentaires ou interview, avec les clés pour faire de l’audience et plaire au public, mais surtout le manipuler. A relier donc avec l’Education aux médias et à l’information (EMI) mais aussi avec l’Education à la Citoyenneté en ce qui concerne ces comportements pervers mais surtout dangereux de ces deux adolescentes.

A savoir :

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Ma note :  16/20

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, Nathalie Stragier

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Résumé :

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous…
…Parce que pour elle, votre monde ressemble au Moyen Age.

…Parce qu’elle sera envahissante, agaçante, imprévisible.

…Mais surtout, parce qu’elle détient
un secret terrible. Et c’est à vous qu’elle va le confier. (Editions Syros 2016)

Mon avis :

Un bon moment de plaisir à la lecture de cette comédie surprenante ! Je me suis lancée dans cette lecture avec quelques a priori quant au thème : une fille qui revient du futur, ouais, est-ce que je vais réussir à me prendre au jeu ? Et bien finalement, on s’attache tellement aux deux adolescentes et à leur quotidien pour « brouiller les pistes », qu’on en oublierait presque que c’est invraisemblable (enfin, je crois?). Andréa qui mène une existence paisible avec des envies de voyages et d’indépendance, face à Pénélope, une adolescente décalée qui amène tous les regards sur elle ; un beau duo pour des aventures surprenantes ! Les deux points de vue des adolescentes (une née en 2171 et l’autre vivant en 2019) est un bon moyen d’établir avec humour une critique de certains points négatifs de notre société actuelle, et surtout l’absurdité des résolutions prises dans le futur, mêlant utopie et contre-utopie avec finesse. Ce qui est génial dans cette histoire, c’est qu’elle se passe en 2019 (déjà le futur donc pour nous), et qu’une élève du futur (de 2187 cette fois), s’y rend pour une épreuve du bac ; donc en plus d’expliquer comment la Terre se porte au XXIIème siècle, on apprend des événements qui se sont passés entre 2016 et 2019, enfin qui vont se passer, puisque l’époque de narration est en 2019 qui aura été une année déterminante dans l’Histoire du monde entier (tout le monde me suit bien, évidemment!). C’était, j’imagine, une difficulté en plus pour Nathalie Stragier de ne pas s’embrouiller dans toutes ces époques… On peut quand même dire que ce roman se divise en deux parties clairement distinctes : avec une première partie plus rigolote, et une seconde partie plus angoissante ! Mais l’auteur a vraiment trouvé de superbes anecdotes pour justifier ce jeu avec le présent et le futur et j’ai adoré les clins d’œil à notre histoire que l’on connaît si bien et avec laquelle elle s’est amusé tout au long du roman ! En bref, un roman que je conseille, avec de l’humour, de l’amour comme il faut, du suspens et de la folie féministe à outrance, un régal !!

Les petits + de la doc : 

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous convient dès le collège. Et si vous aimez l’Histoire (avec un grand H), vous allez adorer l’habileté avec laquelle l’auteur l’a détournée, et surtout l’incroyable vraisemblance des faits imaginés (oui, j’ai envie de croire aux voyages dans le temps!). Chers collègues, n’hésitez plus à le proposer en rayons, certains petits lecteurs vous surprendront à lire ce gros pavé passionnant, amusant et original ! Un superbe roman d’anticipation !

A savoir :

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Ma note :  16/20

Hunger Games Tome 1, Suzanne Collins

Résumé :

Les Jeux de la Faim ; 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ?
Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l’épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an.
Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé…
Les alliances se font et se défont et Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l’antenne. Calcul? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim… (Editions Pocket Jeunesse 2009)

Mon avis :

Agréablement surprise par ce best-seller ! Les ados l’adorent et j’ai pu comprendre pourquoi… D’une part c’est incroyable comme on s’identifie à l’héroïne ! Sa rébellion envers des jeux plus cruels que justes nous touche au point qu’à chaque page on a peur de ce qui va arriver. On ne peut que se demander si à sa place on ferait preuve de tant de courage ! Car il n’est question dans ce roman que de survie, ce qui paraît invraisemblable pour une ados si jeune et si fragile. En ce qui concerne l’univers, même si ce thème de mettre des vies en spectacle est déjà vu et peu croyable dans la vraie vie, on rentre parfaitement dans ce dilemme que vivent ces familles chaque année. De plus il pose question de l’utilité de ces télé-réalités de l’extrême et surtout de la manipulation des médias corrompus, ce qui peut être intéressant pour les jeunes à l’heure actuelle. Les péripéties, aussi impressionnantes soient-elles, sont si bien décrites qu’on les croirait vraisemblables. Malgré une couverture qui donne l’impression d’un roman fantastique à souhait, avec peu de réalisme, c’est tout le contraire que l’on aperçoit entre les lignes. On ne veut pas croire à tant d’atrocité mais on vit cependant l’angoisse et l’effroi au même titre que les héros. Voilà ce qui m’a plu dans ce roman, le florilège d’émotions qui nous traversent du début à la fin (et je n’ai lu que le tome 1 pour l’instant!!). Je ne regrette absolument pas ma lecture et la conseille à tous les amoureux de suspense ! Des aventures surprenantes et toujours plus impressionnantes les unes les autres, sans oublier la peur, mais aussi l’amour et l’amitié, qui nous font passer de supers moments de lecture (bien trop court, malheureusement!)…

Les petits + de la doc : 

Hunger games convient dès le collège. Il plaira aux amoureux d’aventures, de suspense, mais aussi de sincérité et de courage. Il peut également illustrer une critique de la télé-réalité et de la censure ou corruption des médias. Chers collègues, n’hésitez plus à le proposer en rayons, certains petits lecteurs vous surprendront à lire ce gros pavé passionnant !

A savoir :

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Ma note :  19/20

Je suis une légende, Richard Matheson

Résumé :

Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie.
Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil… Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme. Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire. (Editions Folio SF 2015)

Mon avis :

Ce roman, vieux de plus d’un demi-siècle, reste, à l’écho du titre, une véritable légende ! Robert Neville, un homme ordinaire, doit combattre contre un virus qui a transformé tous les humains en vampires. Lui, mordu par une chauve-souris vampire des années auparavant, est immunisé de ce terrible fléau. Chaque jour, les vampires se cachent pour éviter la lumière, pendant que lui, dernier homme, barricade sa maison car la nuit les vampires l’assiègent pour tuer le dernier survivant. Ce roman, même s’il aborde un thème relayé des milliers de fois en littérature, le fait à mon sens le mieux. On rentre dans les angoisses de cet homme qui chaque nuit pleure sa femme et son enfant en mettant la musique à fond pour ne pas entendre les vampires qui s’acharnent sur sa maison. Et chaque matin, indubitablement, quand le soleil s’est levé, il doit constater les dégâts et les réparer avant que la nuit ne tombe. Il part aussi quelques fois en quête de nourriture ou d’essence pour sa voiture, tout en tuant un maximum de vampires endormis qu’il croise sur son passage, en leur enfonçant un pieux dans le coeur. Sa solitude, son désespoir et sa rage sont des moteurs pour l’intrigue. On ne cesse d’avoir peur pour lui, tout en souhaitant que cela finisse vite, les vampires étant en grand nombre contre lui seul, un combat vain. Puis un jour un espoir, une femme marche dans les rues en plein jour. Cette femme qui ne peut pas être un vampire, est un rayon de soleil pour cet homme si seul et malheureux. Qui est-elle vraiment ? Va-t-elle pouvoir l’aider? Sont-ils plusieurs survivants ? Un roman haletant qu’il est impossible de lâcher avant la fin !

Les petits + de la doc : 

Je suis une légende convient dès le collège. Même s’il reste un roman de science fiction angoissant, c’est un thème que les élèves connaissent à travers des sagas à succès. Il est bien sûr beaucoup moins question d’histoire d’amour interdit mais plus de survie face à ce déluge. Chers collègues, les élèves connaissent parfois le film sans jamais avoir entendu parler du livre qui est pourtant un chef d’oeuvre de 1954. La lecture n’en reste pas moins agréable grâce à une traduction moderne qui redonne du pouvoir à cette oeuvre.

A savoir :

  • Adaptations cinématographiques : – 1964 : Je suis une légende (L’ultimo uomo della Terra, The Last Man on Earth) avec Vincent Price. – 1971 : Le Survivant (The Omega Man), avec Charlton Heston et Anthony Zerbe. – 2007 : Je suis une légende (I Am Legend), film américain de Francis Lawrence avec Will Smith. – 2007 : I Am Omega (DTV), film américain de Griff Furst avec Mark Dacascos.
  • Bande annonce de l’adaptation de 2007.

 A obtenu : Prix Bram Stoker, prix spécial, 2012

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Ma note :  17/20

Le parloir, Eric Sanvoisin

Résumé :

« Dans un parloir on se regarde toujours avant de se parler ».
Yan vient d’avoir dix-huit ans. Il est incarcéré depuis une semaine. Et depuis une semaine, il n’a pas prononcé un mot. Il attend. Il attend que le temps passe. Mais le temps ne passe pas. (Editions Gründ 2012)

Mon avis :

Ce roman est très court mais tellement intense que l’on a l’impression d’être très proche du personnage. Un jeune adulte de 18 ans est incarcéré depuis une semaine. Très vite, on apprend qu’il a commis un meurtre, mais immédiatement, le doute nous envahit. Tout un mystère est créé par cette absence de parole. Pourquoi ne se défend-il pas? Que s’est-il réellement passé? On s’attache de plus en plus à ce jeune homme à la fois désemparé et complètement passif. On découvre aussi sa mère qui ne comprend pas ce qui arrive à son fils, et sa petite amie qui le délaisse et l’accable. A travers son quotidien dans sa cellule on est pris en pitié pour lui, avec toujours la même question : pourquoi ce mutisme ? Des pages de narrations qui tracent les pensées du lecteur s’alternent avec des rencontres au parloir où le détenu n’ouvre jamais la bouche pour parler… La recette pour susciter l’envie de connaître la suite et de terminer la lecture. Et surtout, ce quotidien décrit rend encore plus laid le milieu pénitencier ce qui nous fait avoir beaucoup d’empathie pour ce criminel. Pourquoi l’auteur nous le fait voir de cette manière ? Ce sont donc des sentiments troublants que l’on éprouve tout au long de ce roman. En tout cas, véritable coup de coeur pour cette oeuvre impossible à lâcher. Très court et avec une écriture fluide et efficace, une intimité se crée, si forte, que l’on compatit… jusqu’à la fin bouleversante !

Les petits + de la doc : 

Le parloir convient dès la fin du collège. Il aborde avec beaucoup de finesse le thème du sacrifice, de l’amour et de la douleur et bien évidemment le milieu carcéral. Chers collègues, ce roman est un véritable succès, à en juger par les nombreux prix qu’il a obtenu.

A savoir :

  • Un dossier réalisé par l’Institut français d’Allemagne.

 A obtenu : Prix 15/17 de la foire du livre de Brive 2012, Prix des Maisons Familiales du Maine et Loire 2013, Prix des lycées professionnels du Haut-Rhin 2013, Prix des collégiens de l’Hérault 2013 (4e/3e), Prix Trégor Ados 2013 (4e/3e), Le choix de Schuman 2013 (Le Havre), Prix littéraire des Lycéens Allemands 2014, Prix des collégiens et des lycéens de la Charente 2014, Prix J’ai lu, J’élis 2014 (Angers), Prix 14/16 Paul Hurtmans 2014 (Bruxelles), Prix des Azurés 2016 (Alsace).

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Ma note :  20/20

Les petites reines, Clémentine Beauvais

Résumé :

À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres !!! Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie, vraiment. (Editions Sarbacane 2015)

Mon avis :

Une idée plutôt innovante : mettre à l’honneur les trois filles décrétées « boudins de l’année » du lycée de Bourg-en-Bresse à travers leur épopée abracadabrantesque vers la capitale.  Elles vont se retrouver en Une de tous les journaux, mais pas pour leur physique hors-norme… Mireille, qui fait partie du podium depuis la troisième année consécutive se voit perdre deux places et passe de « boudin d’or » à « boudin de bronze ». Mais qui sont celles qui l’ont dépassée ? Comment vivent-elles cet absurde concours ? Mireille elle, c’est avec énormément d’humour et d’auto-dérision qu’elle prend la chose. Mieux, ce concours lui donne des ailes… Ce qui me plait particulièrement dans ce roman, c’est qu’en lisant la quatrième de couverture on est profondément outré de cette méchanceté gratuite de la part de Malo, l’organisateur du concours de « boudins » sur Facebook, mais dès les premières pages on est plongé dans un univers d’humour (à m’en faire éclater de rire), puis ensuite on est pris en affection pour ces trois adolescentes à qui on ne fait pas de cadeau, donc vient la compassion, pour amener la rébellion et le soutien qu’on leur porte en suivant leurs aventures, qui se transforme en joie, en fierté, mais apparaît aussi la peur quelque fois, le dégoût (pour les actes de malveillance dont on leur fait preuve), et enfin le bonheur, simplement. C’est le premier roman qui me fait vivre autant d’émotion en si peu de temps… J’ai adoré la bonne humeur de Mireille et surtout la belle revanche qu’elles ont prise, un bon moment de plaisir !

Les petits + de la doc : 

Les petites reines convient dès le collège à mon sens, car même si Mireille est une grande philosophe et poète, elle reste une adolescente qui confie ses doutes et ses émotions, donc compréhensible pour les collégiens. Il permet d’aborder la différence mais aussi l’acceptation de soi quand on est entre adolescents. Chers collègues, n’hésitez plus, les élèves vont adorer, de l’aventure, de l’humour, de l’amour, beaucoup de remise en question et de bonne humeur. Un florilège d’émotion pour une fin qui nous fait du bien !

A savoir :

  • Voici la Bande-son qui accompagne le roman !
  • Les droits d’adaptation cinématographique ont été vendus à Lionceau Film
  • L’adaptation théâtrale, mise en scène par Justine Heynemann, débutera en 2017.
  • Présentation du roman en Vidéo sur France 2.

 A obtenu : Prix meilleur livre jeunesse de 2015 par le magazine Lire, Prix Sorcières 2016, Prix Libr’Anous ados 2015, Prix Millepages, Prix NRP, Nominé Prix des Incorruptibles 2017, Liste d’honneur IBBY International 2015, représentant la France dans la catégorie ‘Ecriture’.

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Ma note :  18/20